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Je l’aime sans dérision, ni sans contrefaçon
Je l’aime de projets, d’avenir, de passion
Je l’aime d’amour fou de façon péremptoire
Je l’aime a en crever, ma manière d’y croire.
Nos plaisirs esseulés, la force de nous trouver
Nourrissent dans l’espoir ma passion esseulée
Eclaboussent mon sexe de plaisirs dilués
Entre rage de vivre et celui d’oublier.
Sous le clair de lune de mes rêves indiens
Dans mes nuits agitées empourprées de chagrin
Je devine sa bouche arborer une fièvre
A l’approche sur ma peau de ses lèvres
Quand il sort de ma scène fuyant notre destin
Je ne garde de lui qu’un souvenir serein
Son souffle sur mon cou, ses doigts sur mon écrin
Un désir si présent a l’approche de mes reins
Je respire ses nuits, m’abreuve de ses jours
M’invente des plaisirs, parée de mes atours,
Pour ramener a moi toute sa complaisance
Lui offrir en partage toute ma jouissance.
Séduction intimiste ou dérive sensuelle
J’évolue dans son monde comme une âme irréelle
Je l’aime d’amour fou de façon péremptoire
Je l’aime a en crever, il me suffit d’y croire.
© 2008 Mystérieuse
IMAGE BY MYSTERIEUSE
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Il disait qu’il m’aimait, je luis disais je t’aime.
Il fut long le parcours de notre initiation, jonché de servitudes, d’embuches du destin, de rendez-vous manqués en autres vicissitudes.
Cultivant l’érotisme des amours interdits, nous avons cheminé dissimulant nos désirs et souffrances derrière des mots secrets empreints de volupté.
Si l’âme de nos maux demeurait imperceptible au travers des paroles que l’on n’osait se dire, de peur de nous détruire, nos regards égarés en traduisaient la trame.
Comme une romance écrite, une tranche de vie aux couleurs bigarrées, nous luttions dans l’exil pour mieux nous retrouver.
J’aimais sa solitude, il aimait ma folie, mais rien, non rien jamais ne laissait supposer qu’un jour peut être proche allait nous rapprocher.
Cérébrale torture que les cœurs enchaînés quand les corps éloignés refusent toute approche tactile. Pas de déliquescence pour une telle aventure construite du désir d’un jour se rencontrer. Unique, intemporelle, nous l’avons préservée, convaincus que nous étions de détenir la vérité des amours passionnés.
La rencontre fut éphémère, délicieusement charnelle.
Oubliant jusqu’a l’existence du mot aimer , nos corps ont occulté toute rationalité.
Son regard a sondé la courbe de mes reins avant même que de l’apercevoir.
Mes yeux, reflets de gemmes ont accroché l’acier de son regard trempé, deux fjords profondément glacés, écrin de mon image.
Nos mains se sont croisées, se sont enchevêtrées, deux lianes indissociables comme des liens sacrés.
Pas un mot n’a fusé de nos bouches malmenées par une envie torride d’enfin se délecter de salive enfiévrée et salée
La rencontre de nos langues comme un cœur palpitant nous a rendu le souffle qui nous faisait défaut pour vivre intensément.
Nos bouches se sont baisées allumant sur nos corps des frissons indiscrets.
Parcours indescriptible que ses mains sur ma peau, de la base de mon cou vers mes seins affolées, au bord de la rupture.
Au bord de la folie, comme dans l’incertitude d’un rêve tout éveillé, je l’ai laissé arracher le voile translucide de mon corsage, je l’ai laissé traduire son fol empressement.
Envieuse autant que lui d’urgence dans la baise, je l’ai accompagné quand il m’a dépouillée de mon délicieux soutien gorge en dentelle.
Mes seins, mes seins orgueilleux ont accueilli la morsure de sa bouche, le pincement de ses dents sur mes tétons tendus comme un cadeau précieux que je n’attendais plus.
Tous nos sens agités n’avaient plus de vertu, mes mains se sont perdues sous les pans de sa chemise, en quête d’escalade vers un poitrail viril animé d’une respiration plus courte, moins cadencée, un volcan dans l’attente d’une soudaine éruption, catalysant toute l’énergie de ses pulsions au dessus de son ventre.
Le désir était la, puissant, torride, pénétrant, envoûtant et pourtant retenu...
Envie de nos peaux crus, de nos peaux nus... Elles se sont effleurées, dénudées des vestiges de notre complice effeuillage.
Envie de nous goûter, envie de nous sentir...
Comme une servante a son maître, je me suis agenouillée, parcourant de mes lèvres embrasées le duvet de son ventre tendu, troublé. Oubliant les frontières a ne pas dépasser, j’ai promené son sexe sur mes joues rosies de désir et de fièvre, m’enrobant de son odeur sur mon cou, ma poitrine...
Oubliant la douceur, mes gestes érotisés, ma langue, puis mes lèvres ont enrobé son gland tendu comme une friandise offerte a ma bouche gourmande de son membre bandé jusqu’a l’extrême.
Sa hampe malmenée par mes charmes cachés a coulissé entre mes lèvres humides de son plaisir, enchanté de douceur ma bouche, sensation délicate d’un suave velours enivrant mes papilles, enflammant mes désirs vers un nouveau destin.
Accompagnant mon plaisir d’enfin le savourer, il enrobait de douceur le moindre de ses gestes, déliant mes cheveux d’un chignon épinglé, caressant mes paupières et mes joues enfiévrées en tactiles prouesses de ses doigts agités et timides.
Est-ce le désir de moi ou ma bouche sur son vit qui l’affola, il gémit de plaisir, résista a mon audace de le sentir gicler.
Mes avances serviles sur sa queue endiablée par autant de félicité ont eu l’effet du feu sur de la dynamite.
La suite fut torride, empreinte de délice et de délectation, mais aussi d’ascétisme et de supplications.
Fidèle a ses fantasmes, a cette image virtuelle qu’il se faisait de moi, je me suis prêtée, sans complexe a toutes ses envies, des plus simples ou plus perverses.
Ebranlement des corps en quête d’interdit, mouvance cadencée de nos corps indissolubles, stupides tabous transgressés, ont balancé nos âmes dans un monde merveilleux vierge de tout outrage.
Il m’a menée si loin dans son monde lubrique que j’ai pensé un instant ne jamais plus m’en échapper, prisonnière de ses assauts en bestiales attitudes de mâle provoqué.
J’ai aimé quand il m’a prise, ses mains, ses doigts plantés dans mes chairs féminines, aimé quand il m’a retournée assouvissant sa faim de ma croupe mutine, claquant mes courbes postérieures de fessées audacieuses , aimé quand enfin il a osé me parler, déclinant le mot coquine dans toute ses variétés , des plus sages au plus effrontées, jusqu’a flirter avec l’insolence et la grossièreté .
J’ai aimé quand il m’a possédée, par devant, par derrière, puis sur tous les côtés, assis debout, l’espace nous appartenait pour assouvir nos désirs de douces et violentes tortures sur nos corps trop longtemps meurtris de ne pas s’être rencontrés.
J’ai traduit mon plaisir par des égarements, des mots justes murmurés effrontément impudiques au creux de son oreille, mes ongles plantés sur son cul rebondi que je désirais depuis bien trop longtemps soumettre a mes morsures.
Ah, mon Dieu, son cul est loin d’être une sinécure, une véritable gourmandise pour femme dévergondée, ce genre de cambrure et de fermeté dont vous ne pouvez jamais vous lasser.
Mais idiote je suis d’ainsi vous le vanter, vous seriez bien capable de me le subtiliser....
Une étrange luxure nous avait enrobés, oubliant les méandres des mots édulcorés, juste une furieuse envie de nous surprendre par une jouissance puissante et malsaine.
Puis elle est arrivée, comme une vague de fond, emportant nos désirs par dix mille lieues de fond, assourdissante, dévastatrice aux frontières extrême d’un long ravissement.
Nos soupirs, nos cris, nos râles de plaisir nous ont accompagnés, complices, indissociables dans un monde lubrique qui n’appartient qu’a nous, de l’avoir structuré en culture érotique et autres préliminaires pendant trois longues années d’abstinence charnelle entre nos corps éreintés de plaisirs refusés.
Qu’importe qu’il ait aimé d’autres corps dans l’attente, qu’importe les solitaires caresses que je me suis prodiguée pour combler mes désirs...
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Pas un seul mot d’amour n’a ponctué l’étreinte, pas une seule promesse n’a troublé nos ardeurs...On s’est aimé de bruit, de contact et de chair, pendant toute une nuit...et puis il est parti, reprenant son chemin vers un autre univers.
Attirance charnelle ou désir de fusion, aujourd’hui je l’attends, je vais cette fois lui dire je t’aime, le reflet de ses yeux aux pouvoirs maléfiques donnera la réplique a mon aveu, en un je t’aime discret mais tellement délicieux !
© 2008 Mystérieuse






