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QUE LE DIABLE ME PARDONNE Si un jour tu décides de rejoindre mon île jadis peuplée des spectres fuyants de mes amants volages, a tes pieds je déposerai mon âme
Je t'imagine comme un marin qui pour longtemps s'en est allé sur un voilier au milieu des océans sans jamais, jamais se retourner sur son passé
Il a fallu que tu reviennes dans mes rêves comme un péché, comme une envie, que je m’enivre de tes je t’aime dont tu m’as tant négligée.
Tu es ma vie la plus ancienne peuplée de vide et d’effleurement, de doux secrets et de mystère. Mais, j’arrêterai pour nous le temps, pour que nos corps toujours renaissent entre nos baisers de gourmandise et nos serments d’amour bien au-dela des saisons.
Oublions nos naufrages, laissons a nouveau jouer nos deux corps en longues dérives épidermiques et sensuelles.
Que dirais-tu d’une petite escale entre mes bras , entre mes draps , juste l’espace d’une nuit, juste l’espace d’un désir que sur ta peau je distillerai comme une drogue , pour que tu sois, je ne suis pas fière de moi, en manque de moi quand tu repartiras.
Laisse-toi séduire encore une fois comme Ulysse par le chant des sirènes, ne résiste pas, rejoins mon île du plaisir, celle que j’ai rêvé pour toi, tu le sais, nous le savons je suis ta tienne, tu es mon démon, celui qui fait le paradis de mon enfer, et l’enfer de mon paradis perdu.
Car tu l’auras deviné, je suis toujours amoureuse du diable que tu es, que le Diable me pardonne !
Il existe une vie pour nous au milieu du temps !
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AU HASARD DES RENCONTRES ( la suite) A mon réveil, bien trop tôt dans la matinée, cheveux hirsutes, barbu a souhait, un rasage négligé depuis deux ou trois ou jours, je me dirigeais presque a tâtons dans la cuisine.
Mon esprit imprimait « café », a vrai dire, « la tête dans le cul » j’étais, cette diablesse avait monopolisé une grande partie de ma nuit et j’avais eu beaucoup de mal de me débarrasser de mes fantasmes nocturnes.
J’ouvrais ma fenêtre sur les embruns océaniques, me frottais les yeux comme un petit enfant après une longue nuit de sommeil, ou comme un homme qui essaie de se persuader qu’il ne rêve pas tout éveillé.
La cafetière me signifiant dans un long chuintement que ma drogue matinale était prête a être consommée, je m’en suis servi un grand bol que j’ai avalé comme une purge.
Mon cerveau s’est lentement désembourbé de ces vestiges de somnolence et il m’est soudain apparu, en apercevant son numéro de téléphone sur un morceau de papier fripé, comme une évidence, qu’il fallait que je rappelle cette femme.
Entre deux nouvelles gorgées du brûlant breuvage caféiné, j’ai composé son numéro de portable, une légère fébrilité dans les doigts.
Manque de chance ou fatalité appelez cela comme vous le voulez, c’est sa boite de messagerie qui m’a gentiment annoncé qu’Hélène n’était pas disponible pour l’instant....bla, bla, bla...je déteste les boites vocales...veuillez laisser un message !
Avec ma meilleure voix, après quelques raclements de gorge indispensables a mon réveil, j’ai bafouillé quelques conneries du style « Bonjour Hélène, c’est le sculpteur de bites, j’aimerais assez...hum...enfin vous voyez, nous pourrions manger et boire, ou inversement, ensemble chez moi ce soir, rappelez moi »
Ainsi elle s’appelait Hélène, je pouvais enfin mettre un prénom sur cette femme qui bien involontairement avait foutu le feu a mes inspirations. Ma lubricité ne s’arrêtait pas a mes désirs de créations, j’avais en tête une autre pensée plus indécentes, mais si elle était la maîtresse que j’imaginais, elle accepterait mes propositions.
J’ai songé qu’elle était joueuse, séductrice, enjôleuse, voire garce ce qui n’était pas pour me déplaire.
J’ai rassemblé mes quelques pensées positives en ce début de journée, choisissant de sacrifier ma toilette pour mettre a profit l’énergie créatrice qu’engendrait l’image d’Hélène.
Je me suis consacré a l’ébauche du bel objet sacré m’égarant en fantasmes quant a l’utilisation que ma belle écrivaine en ferait.
Mon goût pour l’esthétisme et pour l’art doublé d’une générosité on fait de moi un philanthrope au service de ces dames, mais étrangement je ne m’étais jamais posé la question auparavant.
Je ne crois pas au hasard, peut être était-ce cela la vrai raison.
Entre mes doigts artistes naissait une bite sculptée dont je connaissais avant que de la créer l’heureuse propriétaire, je la modelais donc a son image, du moins celle qu’elle m’inspirait.
Aux alentours de midi, enfin elle m’appela, du sourire dans la voix a l’image de ses yeux parlant avant qu’elle ne s’exprime.
Elle était ravie que je l’ai rappelée, bien sûr qu’elle partagerait le pain et le vin avec moi et avait-elle rajouté dans un éclat de rire, la pine puisque vous me l’avez promis, vous vous en souvenez.
Cette aisance en matière de sexualité, m’avait un peu déconcerté, elle était si entière, si spontanée, impondérable. Mais cette légèreté, loin de la desservir rajoutait une note d’épice a sa féminité.
Je commençais a envisager cette rencontre inespérée sous de nouveaux auspices...
L’audace de la belle, dans ses mots détournés, a soudain dévié mes premières déterminations.
Une idée aussi fulgurante qu’indécente venait de traverser mon esprit, plutôt que de lui offrir le fruit de mon inspiration, j’allais lui proposer un troc.
A ce jeux par trop pervers, ou je gagnerais l’estime de la femme sensuelle qu’elle était, ou j’y perdrais toutes mes illusions.
Un bien scabreux dilemme, mais le jeux en valait bien « la chandelle ».
A suivre...








