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carte postale 
C’est la fin du printemps. Les coquelicots sont fanés.
Le blé commence a blondir.Je vais bien. Cachée en bordure du monde, je reprends souffle et force avant de remonter sur le ring, de re-rentrer dans la ronde.
Comme d’un luxe suprême, je jouis de ce temps que je n’ai plus a décompter ni a mesurer.
Et je le gaspille honteusement, bien sûr. Je baguenaude, je procrastine, je lâche la barre, choque les écoutes et laisse les vents guider ma barque.
« Va où ton cœur te porte »…Mais ai-je déja fait autre chose ?
Non, soupire ma vie. Et regarde où ça t’a menée. Tâte tes poches vides.
Riche d’amour, la belle affaire.
Amoureuse et aimée, et puis après ?
Il se passera quoi quand l’hiver sera la ?
As-tu déja oublié la douleur de la faim ?Ta gueule.
J’oublie rien.
Mais l’amour c’est mon oxygène, mon eau, mon sang, mon soleil.
Si j’en étais privée je pourrais en crever, même avec un frigo plein.L'été va commencer, et je suis bien vivante.
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dernier post ...avant l'été.

Il y a plusieurs jours et semaines que ça me turlupine.
Je pensais que le temps finirait par arranger les choses, mais il n’a rien résolu.
Je ne peux plus écrire ici.
Trop de fils retiennent mes poignets au-dessus du clavier.
Je n’ai pas réussi a m’en libérer, a les ignorer, a m’en foutre.
L’idée que mes mots puissent blesser, ou provoquer des embrouilles, ou laisser comme des traces honteuses qu’il faut effacer après les avoir lus, je ne peux pas l’empêcher de planer comme une ombre qui obscurcit l’écran, ne me laissant plus qu’un espace réduit pour y glisser ma plume.
Quel intérêt alors ? S’il faut encore poser un masque au-dessus du masque, changer les dates, ou le temps du récit pour brouiller les pistes, éviter certains sujets, autant arrêter, plutôt que de me forcer ou de passer mon temps a me censurer.
Et puis j’ai d’autres combats a mener. De « vraies » arènes m’attendent où je dois affronter mes propres adversaires, et j’ai besoin de toutes mes forces.Alors je (la) ferme.
Vilaine fille part en vacances cul…turelles.
Pour une durée indéterminée.Mais je n’oublie rien, ni personne.
Et si je pars c’est aussi pour mieux me, et peut-être vous, retrouver.
Peut-être ailleurs, ou autrement,
Peut-être juste au moment où vous ne m’attendrez plus,
Et je pourrai recommencer a vous séduire…
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a bientôt
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