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INCONSOLABLE ...ET POURTANT T?aimer c?est aussi ça, transpirer sous tes doigts,
Quand tu t?approches de moi, même quand tu n?es pas là,
Désirer de ta peau que mes rires elle affole
Qu?elle bouscule ma chair jusqu?à me rendre folle
T?aimer c?est aussi ça, jouir sans ta présence
T?inoculer en moi malgré tes longues absences,
Ressentir de ton souffle jusqu?à ses défaillances
M?inventant une étreinte jusqu?à la délivrance.
Chaque veine de ton vit coulisse sous mon empreinte
Chaque perle de désir ma soif de toi étanche
Laisse-moi t?aimer sans peur, juste dans l?insouciance
Dans l?espoir que tu rejoignes enfin mon existence.
Dans les replis obscurs de mon sexe affolé
L?Excitation lubrique par tes mots suggérée
Alimente viscérale, mon indigence de nous
Décline mon impudeur en jouissance floue !
T?aimer c?est aussi çà, rêver que tu es là
Malgré ta désertion, malgré ton abandon
Jouir de ta présence, point virgule de ma vie
Enchainée à tes yeux dans le vide de mes nuits.
© 2011 Mysterieuse
Je referme la porte sur 2011 le coeur voilé de brume
Mais soyez indiscret , regardez par le trou de la serrure,
il risque de s'évaporer
A l'année prochaine !
Des baisers
Mysterieuse
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HOMME SUR CANAPÉ
Peut être las d'attendre que je trouve un complice sensuel pour nos ébats à trois, tu as inventé un nouveau scénario...Lui croit que je ne sais pas, toi tu sais que j'ai compris notre jeu d'amants diaboliques ...En fait, ce que tu veux c'est que je joue les adorables garces avec ce malheureux, qui par excès de complaisance en fait un peu trop en m'offrant une coupe ...Tu ris intérieurement en songeant à quelle sauce je vais le dévorer. Ma griffe de gourmande ne peut que te faire participer à l'élaboration de ce plat raffiné "Un homme sur canapé"
Mais mieux qu?un, il y a deux, et ce que tu ne sais pas encore, c?est que tu es l?un d?entre deux. L?entre deux gares, l?entre deux portes, l?entre deux âmes, l?entre deux corps aux abords de mon jardin des délices.
Tu me souris parce que tu sais de quoi je suis capable pour te séduire, pour te combler, pour te garder, pour te surprendre, toi le maitre de mes plaisirs !
Les surprises, les miennes, tu les aimes tant et tant, du mystère de mes dentelles à celui de mes jeux dont tu me fais victime pour en sortir glorieux. L?ivresse de mes baisers, celle que l?on découvre sur les plus hautes cimes ont fini par troubler tes sens au point que ta méfiance a fini par céder sa place à la confiance .
Imprudence, Mon Ange, tu n?avais pas achevé mon domptage. Il reste encore en moi de la bête sauvage ! Cette louve sensuelle, tu ne la connais pas, ne la soupçonnes même pas ! Dévoreuse lubrique en chatte ensorceleuse, elle ronronne sous tes draps, de ses grands yeux humides elle te fait chavirer, lézarde ta carapace de ses désirs mouillés.
Je regarde ta prise, le trophée si viril de mon éducation, émoustille sa bouche d?un sourire fripon, lorsque mes lèvres mutines effleurent le cristal et goûtent innocemment le contenant aux bulles énergisantes. Mes lèvres plus intimes en frissonnent d?émotion lorsque son regard humide dégouline sur mes seins érectiles en leur pointe sous le voile léger du chemisier de soie.
Tes yeux m?impriment l?ordre de me faire excitante, plus femme, plus osée. Point n?est besoin, Amour, ses yeux parcourent déjà mes cuisses et bien au-delà. Dans son regard je glisse « détache moi les bas, pose ta bouche complice au plus obscur de ma peau, cueille sur ma chair la fièvre de mes désirs »
Dans une implacable élégance, il aime à résister à mon invitation.
Et toi ?
Toi, Mon Ange, tu ne résistes pas, tu bandes, tu bandes sans restriction. Au vice de tes jeux, tu te perds sans ombrage. J?aime le délictueux, il est ton apanage ! Mais tu ne sais pas encore qu?il est aussi le mien et les nouvelles règles de ma vie sans destin.
Ta désirable capture impatiente mes optiques.
Envie de dramatique, de poignant, empoignant, de lire dans tes yeux les désillusions d?une traitrise et dans les siens le bonheur de séduire une garce sans foi, ni loi. Envie de baiser l?adorable étalon au feu de mes ardeurs, d?en goûter la saveur, sans partage, dans l?instant, dans les toilettes pour femmes. Rien ne me l?interdit ! Tu me dis non, ton regard crie ! Je dis oui d?un sourire mouillant, notre code si intime dont ce soir tu es le perdant.
Lui, le séduisant vainqueur il est déboussolé, interroge l?échange de nos regards, nous impose une pause d?un sourire complaisant. Et lorsque je m?éloigne, un reflet aguicheur au bord de ton désespoir, il accompagne ma croupe et son déhanchement d?un trouble si lubrique qu?il en est indécent !
Tu me détestes j?en jouis !
Tu trinques avec lui !
Pauvre chéri, il n?a pas compris ou dissimule ses envies !
Aussi garce que moi !
Et toi mon tendre Amour, tu prends enfin conscience, que la tendre salope que je suis, cette nuit ne sera pas pour toi, mais bien seulement pour lui, lui qui sourit à la vie et à mes interdits ?
Dans les toilettes pour dames, au luxe indécent, en cette fin d?année, seul le silence t?accueille et ces cris gémissants qui s?échappent de ma gorge au rythme de ses lèvres qui lapent ma liqueur. Les miroirs insolents des coiffeuses art déco, dans un jeu kaléidoscopique, te renvoient mon image, celle d?une femme orgasmique béate, béante de plaisir.Entre mes cuisses ouvertes,
des boucles brillantes ondulent, scintillantes du carmin de mes ongles étreignant ; le galbe de mes cuisses, celui de mes mollets embrassent une tête brune en train de me branler.Le noir de mes paupières, le grenat de mes lèvres et mon cul trop cambré, par souci de malhonnêteté, t?ordonnent dans un dernier soupir de laisser ton amante par un autre se faire baiser sans que tu ne sois, ce soir, ni maître, ni même spectateur !
Ce soir je porte au mieux mon nom de Maitresse, la victime c?est toi !
Avec douceur je te congédie !
« Bonne nuit, mon Ange, je murmure, le corps tourmenté de plaisir ?A demain »
© 2011 Mysterieuse




