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UN HOMME PLEURE... ( la suite ) « On va où au fait ? », poursuivait-il en ouvrant la porte de la brasserie en m?invitant à sortir
Je restais coite ! Cette question pour le moins inattendue confirmait si besoin était de me le confirmer, que ce garçon était complètement déboussolé. Ses émotions transpiraient par tous ses pores, enfin le peu qu'?il ne camouflait pas sous son manteau.
« A mon hôtel, dans le XVIII ème, tu y vois un inconvénient ?
-Aucun, me répondait-il en passant son bras autour de ma taille
Peu farouche le garçon !
« Quel âge as-tu ?
-C?est important ?
-Oui pour moi oui !
-30 ans, enfin bientôt !
-J?adore ton accent, c?est exactement de cela dont j?ai besoin ! Comment t?appelles-tu ?
-C?est important ?
-Oui !
-Arthur !
-J?aime beaucoup ! »
Avec une spontanéité déconcertante, il s'emparait soudain ma main, posait un baiser sur mes lèvres J?en frissonnais de confusion, prenant soudain conscience de la situation, mais dissimulais au mieux mes émotions ! Je laissais libre court à son imagination, tant il m?intriguait dans ses réactions. J?analysais chacune d?entre elles tentant de les mémoriser dans mon esprit prématurément détourné par une libido débordante .Je tentais de rassembler mes pensées les plus rationnelles. Il était incomparable de charme, capable de faire chavirer le corps avant le c?ur, capable de me retourner et de me culbuter sans même que je ne lui ai manifesté aucune allusion. Je n?avais pas le droit ! La différence d?âge m?imposait une marge d?incertitude. Et pourtant mon goût de l?interdit, du reprochable, de l?inconvenable me poussait dans ses bras .Tel n?était pas mon but premier, mais comment lui expliquer, à présent qu'?il me prenait très certainement pour une de ces quinqua gourmande de jeunesse. La couguar est très tendance, mais ma tendance me guide généralement entre les bras d?amants qui ont largement passé la quarantaine .Je n?ai pas l?âme d?une éducatrice, j?aime l?amour bien fait .A quoi bon s?envoyer en l?air pour quelques coups de trique, il n?est pas là le plaisir, il est ailleurs. Dans la séduction, la confusion des genres, la recherche des désirs de l?autre, la dérision, l?évolution, la contagion du plaisir dans la complicité des gestes partagés .
Il me ramenait à lui !
« Et toi , what?s your name ?
-Pauline, my name is Pauline !
-Pauline et Arthur, cela ressemble à un roman ! »
Il ne croyait pas si bien dire, mais j?aurais bien le temps de lui expliquer !
Cette fois c?est moi qui lui roulais une pelle totalement prohibée juste en haut de l?escalier de la bouche de Métro. Mais pour autant, personne ne semblait intrigué par ce couple peu conforme. Cette constatation n?était pas pour arranger mes affaires .J?aurais préférer une réprimande collective. Il me prenait à nouveau par la main et me faisait dévaler les marches comme une gamine !
A suivre ...
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LA MOUCHE Ce texte est né de la complicité littéraire fantasmagorique d?Altruiste et Mystérieuse.
Un écrit à quatre mains, d?après une image, une croupe pulpeuse aux talents aguicheurs .
Des notes sur une portée, une réorchestration...
Un grand merci à Altruiste pour sa complicité
Elle se tenait immobile, comme suspendue au souffle gémissant sous sa peau...
L?instant d?avant, sous l?effet de sa course, des frissons soulevaient sa poitrine. Délicieuse sensation, que ces désirs qui montent et descendent, que le frottement du tissu rêche qui vous blesse, la douleur se tatouant au creux des reins...Le désir !
Elle l?avait provoqué, de sa voix rauque, de ses mots âpres... et ce geste...les doigts tendus.
Le désir, brutal !
Plonger sous le tissu, saisir à pleine main la chair palpitante se dessinant en relief...
Il l?avait rejeté, envoyant son rire s?écraser sur le canapé, dans un grand froissement d étoffe chiffonnée. Elle avait cru défaillir, le c?ur au bord des lèvres, repoussant d?un coup de pied entre les jambes, l?homme qui s?était précipité. Mais son talon avait glissé, sa jambe restant tendue dans le vide. Il l?avait saisie, elle avait pâli aussitôt, imaginant le pire, une issue brutale trop rapide.
L?étreinte se relâcha soudain. Il fixait sa poitrine, plus particulièrement un sein, qui s?était échappé et pointait joyeusement, nu et libre, ivre de la caresse de l?air....
Profitant de l?instant, elle pressait d une semelle légère, la braguette difforme de son assaillant..
Puis Elle accentuait sa cambrure, rejetait sa tête en arrière, les yeux mi clos. Derrière ses longs cils recourbés, l?objet de ses désirs se dessinait dans son regard mouillé,...De Ses doigts graciles, elle envoyait au diable le tissu de sa robe, dénudant sa poitrine, exhibant ses globes d?albâtres durcis à en gémir, et martyrisant les pointes tendues, douloureuses.
Il se penchait vers elle, pétrissait les seins nus, brûlant du désir de la dévêtir plus encore, tandis qu?elle, fébrile et gourmande, goutait au fruit défendu. Sous le plaisir, il s?agrippait à sa chevelure en cascade, tout en caressant ses épaules d?une tendresse mordante .Pourtant, il la repoussait encore, plus violemment. Elle se redressait non sans difficulté, puis donnait libre cours à son expression corporelle. En appui sur le mur, longuement étirée, elle en caressait le revêtement à l?identique d?une peau attirante, ondulant lascivement du bassin, jouant de sa crinière féline, exhalant dans l?air ambiant son parfum. Ces volutes olfactives enveloppaient l?homme resté debout, le sexe palpitant, tendu, raide et gonflé.
-"Regarde moi danser, regarde comme j?ondule
Fasciné par l?arrogante croupe au chaloupé parfait, il ne pouvait détacher son regard des hanches qui roulaient sous le tissu épais...
- "Regarde, remplis tes yeux... »A tâtons, ses doigts faisaient glisser la fermeture éclair...lentement, très lentement
-"Regggggggggarde mon cul ! »L?ouverture de la robe s?était écartée jusqu?à béer .Arc-boutée, elle offrait la chute de ses reins dans des gestes soudain plus saccadés, empressée d?enfin libérer le désir accumulé sous sa robe
IL s?était, approché, l?avait plaqué contre le mur...épousant sa cambrure roulant encore.Sa main plongeait sous la robe, pétrissait les fesses nues, avant de se glisser jusqu? à l?entre cuisse trempée, puis dans la rue de lune qui semblait se prêter au jeu avec gourmandise...
Il arrachait soudain la robe qui s?échouait sur le sol. Impatiente, les sens au bord du trouble elle implorait l?obscur de la prendre sans ménagement. Elle voulait mourir sous les coups de trique, sollicitait le vice et ses sens interdits...Complice dans l?étreinte, il honorait la diablesse, verso, de sa belle raideur, jusqu? à ce que leurs désirs se touchent, s?étreignent, avant de se confondre, "la mouche" posée en équilibre sur l?arrondi d?une fesse.Si, si, regardez de plus près !
© 2012 Altruiste et Mysterieuse




