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LE SOUFFLE DE SA VIE
Découvrez Kylie Minogue!Son âme veille en sentinelle son moindre souffle sur sa vie, les silencieux murmures de son voyageur solitaire qui érotisent son esprit.
La quintessence de ses maux s?étale en mots et en mystère sur les pages blanches de son destin.
Tous ses fantasmes accumulés dans l?ombre mystique du spectre de son amant, elle s?applique à les écrire, s?en imprégner à satiété, jusqu?à les vivre par procuration.
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L?après midi glaciale et pluvieuse l?arrache pourtant à sa passion, et la conduit bien malgré elle vers un rendez-vous tenu secret pour en exacerber les sensations.
Dans une mission diligentée par ses artères de femme divinement diabolique, elle s?investit, adorable coquine à obéir sans rébellion aux désirs de cet amant providence, venu de je ne sais ou pour une durée évanescente.
Son c?ur résonne, son sexe palpite .Les vibrations de son portable répercutent des messages sensuellement explicites.
«Je t?attends dans le scénario que tu m?avais promis, même endroit, même heure, tu me rends fou!»
Tenue légère érotisée, guêpière et bas, et ce trench-coat qu?il lui a offert pour assouvir ses désirs fantasmagoriques «qu?il faut vivre pour ne rien regretter», ce sont ses mots. Ils résonnent encore dans sa tête comme un leitmotiv lancinant, une douleur névralgique qui la dirige vers un ailleurs, un monde fait de désir et d?interdit, loin de son royaume littéraire où elle s?enferme lentement.
Chignon banane, touches de parfum, et les fragrances de femme sensuelle éveillent en elle un nouveau regard sur l?érotisme de ses rendez-vous amoureux.
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La porte s?ouvre, elle vient d?entrer, cette odeur particulière, ses codes érogènes, effleurent ses sens jusque sous sa peau.
Il en blêmit, il en frémit, il la devine, ne la voit pas .Seules ses odeurs et le bruissement de ses bas nylon contre le trench-coat signalent sa présence.
Dans le fauteuil il s?est assis, comme elle le lui a demandé, habillé, nu sous son pantalon, les yeux bandés dans la pénombre de l?appartement dont il a pris soin de descendre le store pour que la lumière puisse pénétrer légèrement en rais régulières.
Il imagine, derrière son bandeau, les lignes rectilignes épouser les formes féminines de cette femme qui le rend fou, même dans sa sagesse la plus intime.
Elle s?approche, il la ressent, frissonne dans l?attente de l?inconnu, de cet érotisme torride, qu?elle adore partager avec lui.
Il tente un bonjour timide, il sait qu?elle le scrute, probablement très excitée par le fait de venir troubler un homme entièrement soumis à ses désirs, à la voracité érotique dont elle l?a déjà accablé une première fois. Depuis il ne vit qu?avec l?idée d?à nouveau la baiser, la sentir, la toucher, la troubler, la combler.
En guise de réponse, elle dépose timidement un doux baiser humide dont elle suppose qu?il devine les secrets. Il cherche ses lèvres, elles ne sont plus là....il sent ses mains effleurer sa joue et vers son cou se diriger.
Elle dénoue sa cravate avec une douceur excessivement douloureuse dans la méticulosité de ses gestes tant ils sont langoureux jusqu?au glissement du tissu qui s?échappe doucement autour de son cou jusqu?à l?abandonner.
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Elle entre doucement presque sans un bruit, il est assis les yeux bandés. Elle ferme la porte et donne un tour de clé comme il le lui avait demandé. Elle le sent fébrile, pose son manteau, le scrute du regard sans qu?il puisse un instant la soupçonner de l?arrogance dont elle l?accable en cet instant. Il est à elle, il le lui a dit, pour un moment, pour une nuit, un jour peut être, dans l?abondance de ses désirs pour elle, cette diablesse qu?il recherchait.
Elle ne croit pas au mot aimer, mais l?érotisme dont il l?affuble va faire de ces minutes volées un souvenir inoubliable aromatisé de mots d?amour perdus au milieu des mots châtiés dont il va l?accabler.
Il lui dit Bonjour, il est adorable, elle ne peut réprimer un baiser tendresse, avant que dénouer sa cravate.
Elle s?accroupit entre ses cuisses ouvertes, colle son ventre contre son sexe qui est déjà au garde à vous. Délicieuse sensation que de ressentir sa raideur rechercher une résistance à sa tension...Elle glisse ses doigts sous sa chemise, cherche la douceur de sa peau et les lèvres collées sur sa poitrine dont la cadence respiratoire s?est accélérée, recherche les traces de son parfum épidermique .Elle s?en imprègne, le respire en profonde inspirations. Son regard décline, car sous la toile du pantalon, sa queue se déroule trop à l?étroit et s?impatiente d?une bouche qui voudrait bien la délivrer de ce désir érectile.
Elle aime tant le sentir bander pour elle, avant même que de l?avoir effleuré.
Il sent ses lèvres se promener sur sa peau prête à ses audaces, murmure des mots indisciplinés, des phrases muettes tant le simple souffle de son haleine éveillent en lui une érection. Ses doigts agiles glissent doucement sur le tissus du pantalon, cherche à sonder, à amplifier le renflement si peu discret sous la braguette, qu?elle déverrouille doucement pour libérer le prisonnier érectile.
« Tu aimes ça chéri, une queue pour toi, rien que pour toi à la merci de tes envies, de tes audaces.»
Mais elle ne dit mot, ses mains encore fraîches de la température extérieure glissent entre le tissu et la peau, attirent à elles cette appendice de chair et de désir, la redresse, l?enorgueillit de quelques humides caresses labiales. La tête coulisse, presque arrogante, mais, elle la diablesse, en véritable déesse phallique, elle entretient avec ce membre au diapason, une bien étrange relation.
Ses doigts coulissent, ses lèvres vibrent sur son sexe, sa langue curieuse s?aventure à la recherche des quelques goutes qui s?échappent suprême ivresse au bord de sa fente par trop tendue par le plaisir;
C?est un supplice, elle gémit en parcourant la hampe de savantes arabesques humides et chaudes .Puis les geignements s?estompent, il sent une main planter ses doigts dans ses fesses, avant que de ressentir son sexe dans son intégralité englouti en une profonde aspiration, laquelle le fait gémir tant elle douloureuse dans sa voracité.
Il n?écoute pas sa raison qui lui ordonne de la prier de l?achever, tant sa jouissance au bord d?éclater le fait souffrir, il se retient en l?éclaboussant de mots salaces, en la souillant de mots salope, sale vicieuse, tu es ma salope ou encore ma petite baiseuse pour adoucir l?impureté de ses propos.
Elle aime sa peau et ses envies, ce sexe tendu qu?elle libère avec passion, le regardant se dérouler entre ses mains encore froides des après midi hivernales humides et fraîches.
Sa langue imprime des caresses mouillées et tendres câlines sur la peau douce de ce membre dont elle possède l?érection de ses attentes, de sa passion de le combler entres ses lèvres charnelles et tendres, entre l?amour et la lubricité de désirs fous, presque illicites, tant elle vit ses envies de l?homme de l?ombre par procuration.
Elle s?applique à l?honorer dans la ferveur de ses baisers disséminés sur le sexe endolori de tant d?audaces.
«Darling, murmure-t-elle entre deux prises en bouche, je désire tant cet instant où tu m?appartiens, j?ai tellement envie de toi, offre à mon impertinence la semence de nos désirs»
Quand il l?inonde de mots impurs, qu?il la traite de ces mots crus qui font de la plus respectable des femmes une vraie chatte lubrique et faible, son sexe s?enflamme, son corps jouit en troublants spasmes contenus, pérennisant sa jouissance jusqu?à l?orgasme, violent, électrique, épidermique, sismique.
Elle le pressent, il va jouir et se répandre sur ses seins tactiles, durcis, encouragés par des mains aveugles qui en devinent la rondeur...
«Elle est plus garce à chaque fois, songe-t-il derrière ses yeux bandés, je ne vais pas pouvoir résister bien longtemps, putain retiens toi»
Il sent son corps vibrer, onduler, sa langue chaude, vicieuse l?enrober de ses assiduités .Il la devine trempée entre ses cuisses écartées, tente une main instigatrice qu?elle rejette, effrontée. Elle le réclame en soumission, ne veux pas d?un complice, elle veut aimer son sexe en bienfaitrice.
Audacieuse, amoureuse, vicieuse, elle poursuit son humide séduction érotique jusqu?à l?expiation de ses péchés qui se répand sur corps en proie à ses démons, en une constellation brillante et salvatrice de leur extase orgasmique à l?unisson.
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Il tente de défaire son bandeau, elle lui interdit, lui pose un baiser sur les lèvres, avant que de revêtir son manteau, de tourner la clé dans la sourire et de sortir en tirant doucement la porte à elle.
Elle a sacrifié ses envies au plaisir de l?autre , elle préfère s?enfuir que de lui avouer que de lui elle a envie , en elle , qu?elle a envie de ses baisers morsures , de ses étreintes viriles dont il pourrait l?asphyxier, de la ferveur de ses assauts entre ses reins jusqu?à l?épuisement d?une nuit sans sommeil.
Elle a sacrifié ses envies, les yeux fermés, oubliant, occultant l?homme qui se trouvait au bout du sexe.
Il est fou d?elle, il le lui a dit, mais elle, elle fait l?amour par procuration, un doux visage dans son esprit, une voix suave et virile à la fois dans son oreille lui murmurant «Envie de toi, je t?aime»
Son âme veille en sentinelle son moindre souffle sur sa vie, les silencieux murmures de son voyageur solitaire qui érotisent son esprit.
Elle ne l?aime pas, il le sait bien, lui il l?aime que pour ce qu?elle lui donne, l?envie d?aimer.
Dans le silence de la chambre, il murmure entre ses dents «A bientôt, ma chérie, envie de toi tout le temps», sans pour autant la retenir.
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MISS DIOR
Découvrez Placebo!Lorsque Mathilde et Benjamin avaient réintégré le salon et rejoint les convives, leur entrée avait eu un effet théâtral sur l?assistance.
Un silence s?était imposé naturellement suite à l?aveu dont Mathilde les avait gratifiés un instant auparavant.
Isa, toujours identique à elle-même, maîtresse de maison hors norme avait apaisé le trouble ambiant
«Je vais pouvoir vous servir la suite, maintenant que nos tourtereaux sont de retour!
-Désolée, Isa pour ce léger contretemps, je suis confuse ...
-Allons, Math, chérie, remballe tes excuses, tu es toute pardonnée pour tes emportements avait répliqué Jacques
-Emportements, quels emportements? Isa, ne me dis pas que ...
-Non je n?ai r...
-Voilà qui confirme ce que je pensais, mes intuitions ne me trompent jamais et je te connais si bien Mathilde, quant à toi Isa toujours aussi gaffeuse.»
Isa avait lancé un regard pathétique à Mathilde dont elle avait perçu toute la désolation, puis l?avait suivi en cuisine afin de lui prêter quelque aide au service
«Isa, ton mari n?a pas tort, tu es encore passée à côté de l?opportunité de te taire
-Ne m?accable pas Mathilde, pas toi!
-T?accabler, quelle idée, c?est juste une constatation...
-Tu es si dure avec moi ...Mathilde ...
-Oui!
-Mathilde, je t?aime
-Moi aussi Isa je t?aime!
-Non, tu n?as pas compris, je t?aime vraiment .pourquoi crois tu que je sois devenue ta colocataire lorsque nous étions étudiantes ...pour me rapprocher de toi, je t?ai envoyé des codes incessants sans que tu ne me prêtes aucune attention, aucune.
-Isa, arrête ça tout de suite!
-Te voir ainsi avec Benjamin, me torture ma belle, ces baisers, ces caresses ...
-Je ne t?aime pas Isa, pas au sens où tu l?entends! Pas plus que je n?aime Benjamin!
-Mais nos baisers, nos étreintes
-Du sexe, juste du sexe, la quête du plaisir, quelle femme n?a jamais été tentée par une autre femme?
-Mais je ne suis pas n?importe quelle femme!
-Oui, pour moi oui, et puis arrête de ressasser le passé, n?es-tu pas mariée?»
Elle n?avait pas répondu, interrompue par l?impatience de son mari, qui, en adepte de l?allégeance, avait réclamé la suite du repas comme il aurait pu le faire en s?adressant au personnel de maison.
Malgré la goujaterie de Jacques, Mathilde, l?avait intérieurement remercié de son intervention qui lui avait évité une discussion pour le moins embarrassante.
Cet aveu, bien qu?elle n?y ait laissé rien paraître, l?avait tourmentée, non point pour sa sincérité, mais surtout par le fait qu?il lui confirmait que son amie n?était toujours pas heureuse, pour cause d? homosexualité refoulée, et bien qu?elle n?en soit pas la cause, elle en souffrait pour elle.
Les attirances féminines, fantasme paroxysmique pour les hommes, cachent une grande sensibilité dont Mathilde était consciente, mais auxquelles elle n?avait jamais voulu se plier, sûrement empreinte des souvenirs troublants de ses années pensionnats.
«Allez, Isa, le devoir nous appelle
-Feuilleté de filet de loup aux mangues
-Vous foutiez quoi avait lancé Jacques
-Ce que j?apprécie le plus chez toi, Jacques c?est ta délicatesse, je te laisse imaginer le reste»
Benjamin et Georges alias Angelio n?avaient pu réprimer un sourire complice à l?encontre de Mathilde .l?agressivité permanente dont elle ponctuait systématiquement ses répliques à l?intention de Jacques témoignait non moins de son tempérament de feu que de son aversion pour le mari de son amie. A vrai dire, elle le détestait et se contenait pour son ex-colocataire des années fac, par tendresse et compassion, un sentiment dont elle n?était pas fière.
A son tour Jacques s?était contenu, mais pour des raisons bien différentes que celles de Mathilde. Inversement, Il avait toujours eu une profonde attirance pour Mathilde, lui le coureur de jupons, le queutard, comme il se plaisait à se nommer, mais une attirance autre que celle qu?il pouvait ressentir pour les passagères de sa vie de débauche. Il aimait cette particularité des traits de caractère de Mathilde, du moins celle qu?il avait connue, qui faisaient qu?elle possédait une double personnalité masculin -féminin lui donnant un charme supplémentaire et engendrait un profond respect. Mais jamais, elle n?avait succombé à ses tentatives de séduction, pas plus qu?à celles de son épouse et c?était cette résistance qui faisait qu?il l?admirait sans jamais ne lui en avoir fait la démonstration. Ce mélange des genres la rendait irrésistible à ses yeux et pour cette raison il avait éludé une réponse désobligeante.
La suite du repas avait été toute aussi délicieuse que les entrées et les effluves du champagne qui avaient accompagné tout le menu avaient détendu l?ambiance.
Jacques, exceptionnellement, n?avait plus taquiné Mathilde, qui, elle d?habitude si rêveuse, s?était prêtée au sujet des discussions quels qu?ils soient.
L?italien ne l?avait plus importunée, et avait préféré jouer sous la table avec ses pieds, tentant vainement de détourner l?attention d?Isa, qui elle n?avait d?yeux que pour Mathilde.
Benjamin, imperturbable avait continué à caresser le haut des cuisses de Mathilde découvrant un peu surpris que son sexe fût toujours autant empreint de désir humides.
Machinalement, à la fin du repas, entre le café et le digestif, Mathilde avait sorti son étui à cigarette prête à en cramer une, lorsque Jacques et Isa lui étaient tombés dessus comme la misère sur le pauvre.
«Non, Math, plus personne ne fume ici, alors épargne nous d?une stupide relance tabagique. Si tu veux fumer tu peux aller dans le bureau de Jacques et tu ouvres la fenêtre qui donne sur la cours intérieure.
-Ok, désolée, tu viens Benjamin?»
Le jeune homme avait suivi Mathilde, heureux de quitter la table à laquelle il commençait à s?ennuyer.
Dans le bureau, rien n?avait vraiment changé, Mathilde s?était saisi d?un cendrier, avait ouvert la fenêtre coté cour, s?enivrant au passage des bruits ascensionnels de la capitale et des odeurs capiteuses, à son goût, de l?asphalte sous une légère ondée de printemps.
Benjamin avait allumé une lampe
«Non éteins ça, avait ?elle murmuré, en faisant crépiter le bout incandescent de la cigarette dans une profonde aspiration. Hum, ça fait du bien»
Elle s?était accoudée sur le rebord de la fenêtre détaillant avec curiosité les scènes de la vie quotidienne, au travers des rideaux des appartements situés en face. Rien ne se passait vraiment, si ce n?était dans un appartement sous les toits. Un homme en solitude cramait comme elle une tige aux pouvoirs cancérigènes, peut être pour tuer le temps et l?ennui, ou peut être avait-elle à faire à un homme qui comme elle, aimait ces instants de solitude.
Leurs regards s?étaient croisés, il lui avait même fait un signe de la main.
Benjamin aux aguets, l?avait questionnée
«Tu connais ce type?
-Pas le moins du monde, va savoir il me prend peut être pour Isa, c?est peut être son amant avait-elle rajouté en riant. Embrasse moi, j?ai envie de ta bouche
-Depuis le temps que je patiente...»
Il avait collé sa bouche à ses lèvres lui imprimant presque instantanément sur la peau de Mathilde une myriade de frissons tactiles et contagieux .Les désirs de sa maîtresse étaient palpables de façon tactile et après une brève négociation avec lui-même, ils avaient laissé ses doigts rejoindre le nid douillet et chaud qui attendait ses audaces.
Les effluves alcoolisées courant dans son sang, les odeurs familière d?asphalte et de pluie mêlées, l?audacieuse mais non moins délicieuse curiosité du voisin mateur ne perdant pas une seule note de la dérive en érotisme avaient argumenté son égarement au point qu?elle en avait ressenti l?humidité de ses désirs parcourir doucement la longueur de ses cuisses
Comme une invite à la débauche, cambrant un peu plus son petit cul rebond de façon à ce que Ben puisse apercevoir son sexe largement fendu et brillant, elle s?était laissé aller à une diabolique mouvance de son séant.
Le jeune garçon, possédé par cette vision chatoyante, avait glissé ses doigts dans le sillon entre les deux lunes charnelles avant que d?arrêter sa course aux abords de l?étoile brune, brûlant obscur objet de ses désirs.
Se trémoussant sur le doigt figé, elle l?avait invité à plus d?audace, mais Benjamin tétanisé par le regard inquisiteur du voisin d?en face avait cessé ses investigations érotiques.
Surprise de cette dérobade, pour la première fois elle avait maladroitement réprimandé Benjamin en lui reprochant son trop jeune âge et son manque de maturité sexuelle. Il avait, lui aussi pour la première fois, découvert une facette de Mathilde qu?il ne soupçonnait pas.
«Je crois que tu es trop diabolique pour moi, Mathilde» et il avait tourné les talons pour rejoindre le salon.
Imperturbable, elle avait allumé une nouvelle cigarette et s?était à nouveau accoudé sur le rebord de la fenêtre.
Sous le ciel à nouveau étoilé l?incandescence de deux cigarettes allumées se renvoyait le reflet.
L?homme d?en face avait crié bonne soirée avant que de refermer sa fenêtre et de tirer ses rideaux...
Elle l?avait imaginé, un instant, se branler dans la solitude de la pièce par ennui ou par dépit un peu comme quand ongrille une énième clope. Game over!
A SUIVRE...






