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AU HASARD DES RENCONTRES ( la suite) L’après midi me parut bien longue ...En attente de sensualité de la femme qui m’avait détourné de ma solitude habituelle, avec une fébrilité peu coutumière, je m’étais appliqué a donner a ma création une attention particulière relative a mes intentions.
J’étais assez content de mon travail, mais avais pour autant besoin de m’imprégner un peu plus des vibrations corporelles de l’égérie qui me la dictat.
Les femmes sont loin d’être ponctuelles, mais aux alentours de Vingt et une heures, toujours sans nouvelle d’Hélène, je dois avouer que j’ai commencé a sombrer dans la désillusion.
J’avais dressé une table peu ordinaire, essayant en désordre d’assimiler le simple a l’artistique et a la délicatesse de la convive
Il n’était pas dans mes habitudes d’ainsi m’adapter, d’autant plus que la rareté des mes invitations pourrait figurer dans le Guinness des Records.
Mon portable a vibré, et pour le coup elle n’est plus devenue soudain qu’une chimère.
« Bonsoir c’est Hélène, pas d’inquiétude, je suis chez vous dans cinq minute, ma vieille charrette m’a encore abandonnée. J’ai pris un taxi ...en attendant, servez moi un verre de vin, rouge de préférence, un bordeaux de préférence, dans un verre a Cognac, si vous avez ....Allo, allo »
J’étais muet comme une carpe, cette femme ne doutait donc de rien, un verre a Cognac, quelle drôle d’idée .....
« Oui, je vais voir si j’ai ça, je vous attend avec impatience, Hélène, faites vite »
Quelques minutes plus tard, elle tapait a ma fenêtre comme la veille au soir ...
Je lui ouvrais avec empressement un verre de bordeaux a la main ....
La pièce était plongée dans une semi obscurité a peine alimentée par quelques points d’éclairage ....
« Bonsoir, savez-vous que je ne connais même pas votre prénom, l’artiste....
-Anthony, je m’appelle Anthony.... »
Elle avait posé sur ma joue un léger baiser en même temps qu’elle s’était saisie d’un verre a Cognac rescapé empli de Bordeaux.
« Charmant accueil », avait-elle murmuré.
Elle a posé son verre et ôté le manteau de laine qui l’enrobait.
Je fus éclaboussé, la femme que j’avais entrevue la veille s’était métamorphosée.
Elle avait troqué son pantalon trop grand et sa chemise masculine pour une tenue oh combien plus féminine.
Jusqu’alors je n’avais pas conscience de la sensualité que pouvait dégager les jambes d’une femme.
Avant même d’entrevoir l’élégance racée de sa nouvelle tenue, je n’ai eu d’yeux que pour le galbe de ses jambes, de la finesse de ses cheville jusqu’a cette limite secrète qui se perdait sous le fluide de sa robe.
Mes talents divinatoires m’ont laissé entrevoir des trésors de bienfaits, une source énergisante de désirs indiscrets ....
Dans son sillage troublant, mes capteurs olfactifs ont perçu malgré moi une sensualité extrême au pouvoir enivrant de son parfum, une harmonie orientale épicée et voluptueuse.
Est-ce cette nouvelle féminité qui m’a soudain chaviré, mais j’ai subitement trouvé désuets mes désirs de la posséder, de la séduire, préférant largement me laisser envoûter par cette sensualité épidermique qui transpirait de tous ses sens.
Etrangement elle a préféré s’installer confortablement sur le bord de la table, que sur mon vieux canapé pendant que je cherchais vainement un porte manteau où accrocher son manteau.
Diaboliquement, elle a croisé ses jambes, dévoilant largement le haut de ses cuisses, aimantant mon regard jusqu’a son entre cuisse. Electrisé par ce jeu insupportable des frôlements de tissus sur sa peau, j’ai sondé son regard empreint de maléfice.
Inévitablement elle était en train de me sonder quant a mes intentions, et ‘adorais cette délicieuse sensation de possession
« Je vous plais, c’est une évidence, vous me plaisez aussi, j’aime votre timidité empreinte de lubricité » m’a-t-elle lancé impudiquement.
Ce disant elle avait largement écarté ses cuisses, tout en buvant une gorgée de vin, me laissant entrevoir sa fente brillante dans l’entrebâillement des tissus dérobés.Elle ne portait pas de lingerie, pas la moindre petite trace ne serait -ce que celle d'un string.
Je rêvais de la déguster, d'en assouvir ma soif .Elle ne s'y était pas trompée, elle me plaisait , elle m'excitait , ma queue était en train subrepticement de trahir mes sensations.
"Mais vous bandez"
A suivre...
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QUE LE DIABLE ME PARDONNE Si un jour tu décides de rejoindre mon île jadis peuplée des spectres fuyants de mes amants volages, a tes pieds je déposerai mon âme
Je t'imagine comme un marin qui pour longtemps s'en est allé sur un voilier au milieu des océans sans jamais, jamais se retourner sur son passé
Il a fallu que tu reviennes dans mes rêves comme un péché, comme une envie, que je m’enivre de tes je t’aime dont tu m’as tant négligée.
Tu es ma vie la plus ancienne peuplée de vide et d’effleurement, de doux secrets et de mystère. Mais, j’arrêterai pour nous le temps, pour que nos corps toujours renaissent entre nos baisers de gourmandise et nos serments d’amour bien au-dela des saisons.
Oublions nos naufrages, laissons a nouveau jouer nos deux corps en longues dérives épidermiques et sensuelles.
Que dirais-tu d’une petite escale entre mes bras , entre mes draps , juste l’espace d’une nuit, juste l’espace d’un désir que sur ta peau je distillerai comme une drogue , pour que tu sois, je ne suis pas fière de moi, en manque de moi quand tu repartiras.
Laisse-toi séduire encore une fois comme Ulysse par le chant des sirènes, ne résiste pas, rejoins mon île du plaisir, celle que j’ai rêvé pour toi, tu le sais, nous le savons je suis ta tienne, tu es mon démon, celui qui fait le paradis de mon enfer, et l’enfer de mon paradis perdu.
Car tu l’auras deviné, je suis toujours amoureuse du diable que tu es, que le Diable me pardonne !
Il existe une vie pour nous au milieu du temps !







