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Gare au gorille ?
Il paraît que sur l'échelle comparative des grosseurs de testicules, l'homme se situe exactement entre le chimpazé et le gorille... Ce dernier, contrairement à ce qu'on pourrait croire, est affublé de castagnettes assez ridicules par rapport à sa taille imposante alors que le chimpanzé, plus petit pour ne pas dire plus chétif que son cousin, se trimballe une paire de coucougnettes qui imposent le respect !Et pourquoi Dame nature aurait-elle ainsi différencié ces braves bêtes ?
Les scientifiques sont formels : il s'agit d'une sorte d'assurance sur la bonne transmission des gènes des espèces qui est fonction de la conduite des mâles avec leurs dames ! Si le bestiau n'a qu'une femelle, c'est le cas du gorille, il n'a pas besoin de beaucoup de sperme alors que le chimpazé qui est un coureur de jupons a besoin d'une plus importante production...Voilà tout !
Autrement dit, le gorille est monogame et il a de petites roubignoles alors que le chimpanzé polygame est beaucoup plus sévèrement burné ! Quant à l'homme, lui, il sait pas trop : il est entre les deux. Mais on s'en doutait...
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Recette locale Après quinze heures de voyage en train, avion, autobus et attentes diverses... me voici arrivé, dans un hôtel inconnu, avec devant moi cinq heures pour venir à bout d'une crève monumentale et de son cortège de frissons, de coups de fièvre et de maux de tête.
- Alors, en forme ? s'inquiète Chenoa, ma cons?ur locale venue prendre de mes nouvelles au téléphone.
- Non ! lui dis-je... Qu'est-ce qui est le plus économique dans votre pays : le rapatriement sanitaire ou le transport d'un macchabée ? Dans ce cas il n'y aurait qu'à patienter un petit quart d'heure...
- J'arrive, répond-elle illico...C'est avec elle que je dois le soir même signer je ne sais quel partenariat lors dune conférence suivie de son inévitable pince-fesses. Je ne l'ai jamais vue : à 6000 kilomètres de distance on travaille par mail, par téléphone et je ne devine d'elle qu'une énergie communicative, une bonne humeur permanente et un sens pointu de la décision dans l'urgence...
Chenoa frappe, entre, m'embrasse chaleureusement et tout de suite, sur un ton qui n'admet aucune réplique :
- Bon ! Je vous prends : on passe au drugstore, je vous pose chez moi...
...Dans un dernier sursaut de lucidité, je réalise que je ne suis pas encore tout à fait mort puisque je note qu'elle a les yeux gris bleu, qu'elle est brune, beaucoup plus jolie que je ne pensais, presque ronde mais pas vraiment (j'adore les fausses rondes ou les fausses maigres, c'est selon), qu'elle porte une jupe courte façon tailleur sport et que sous son chemisier bleu pâle ses seins tressautent un peu à chacun de ses pas...
- ... je vous donne ce qu'il faut, je vous fais une tisane et ce soir vous rugirez comme un lion !Une tisane ? Pas le temps de protester : elle a déjà saisi mon sac et me traîne jusqu'à sa voiture où je m'affale en lorgnant sur ses genoux... Je me souviens vaguement du drugstore où, plantée devant les rayons elle remplit son petit panier de fioles énigmatiques tout en s'entretenant avec le vieil indien, tenancier des lieux... Le reste est un peu brumeux, entrecoupé d'éternuements, de quintes moribondes et de pointes de fièvre qui doivent avoisiner les 48° à l?ombre...
Un peu plus tard, mollement répandu sur son sofa, je la vois du coin de l??il s?affairer sur la table du living, trier ses emplettes, mélanger le contenu de ses flacons, réduire un truc innommable en bouillie pour me tendre enfin une capsule grisâtre et un bol de...
- Qu?est-ce que c?est ?
- Chez vous c?est de l?aspirine... Ici aussi d?ailleurs, mais en fait, c?est mieux.
- Ah... Et ça ?
D?un menton dubitatif je désigne le bol fumant...
- Une recette qui me vient de ma défunte grand-mère Micmac. Radical !
- Oui, mais ces choses, là, qui flottent...
- Ne faites pas l?enfant... Buvez ! Et d?un trait s?il vous plaît...
Au point où j?en suis... Une odeur d??uf pourri, un goût prononcé d?ail, des relents de vase à marée basse... Je bois, puis me rince le gosier d'un arrache-gueule qui doit lui servir à décaper des vieux vernis...
- Ça, c?est un vieil alcool où je fais macérer des testicules de castor... Mais noooon, je plaisante ! Et maintenant, tout nu sous la couverture : faut laisser agir !
- Tout nu ? M?enfin...
- Allez, allez... Et ne vous inquiétez pas des effets secondaires, lance-t-elle en sortant !Je proteste d?autant moins qu?une sorte de somnolence me terrasse, rapidement peuplée de castors qui me poursuivent, déterminés à grignoter mes bijoux de familles... Pour leur échapper, je cours à poil dans la forêt, attributs ballottant entre mes jambes, tandis qu?une troupe d?indiens les encouragent de leurs chants, menés par une squaw aux seins ambrés et frémissants... Elle vient vers moi, s?agrippe à mes épaules et mon sexe soudainement durci s?érige alors comme un totem monumental au milieu d'une clairière... Le reste est confus...
Je me réveille deux heures plus tard... Dans une forme olympique, frais comme un gardon, vibrant de tous mes neurones, guéri, remis à neuf et nanti d?une érection séculaire plantée au milieu de moi comme un mât de cocagne ! "Vindieu !" me dis-je à mi-voix, "Me voilà bien gaillard..." Vaguement penaud tout de même, j?observe encore l?indiscrète proéminence de la couverture lorsque Chenoa, dévêtue d?une modeste serviette de bain entre dans la pièce...
- Alors, dit-elle... Ça va mieux ?
- C?est à dire que... Ma foi, oui. Redoutable votre tisane dites-donc ! Mais... Comment dire... Les effets secondaires sont un peu... embarrassants !
- J?avoue que je ne maîtrise pas tout dans cette recette... Voyons voir ça...Elle a un petit air félin qui ne me dit rien qui vaille.
La serviette glisse sur ses hanches
Sa main glisse sous la couverture
La mienne glisse entre ses cuisses
Sa langue glisse sur mes...




