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PÉNOMBRE ET VARIATION La pénombre les guette.
Quelques bougies vacillantes éclairent dans son regard ses désirs que Bashung harmonise de quelques mots fripons.
Ses doigts glissent sur le dos dénudé, cette carrure virile qui s'offre à ses mains huilées.
Des fragrances camphrées embaument l'atmosphère.
Il gémit doucement sous les massages apaisant ses douleurs musculaires...
De ses ongles carmins, elle imprime sa souffrance de ne pas assouvir ses envies érotiques.Une perle de sang trahit sa gourmande félinité ....
Elle la porte à ses lèvres, assoiffée de son mâle, en abreuve ses désirs de mélange et de chair.
Sn pubis ondoyant calé dans le creux des lombaires de son amant, juste au dessus du cul qu'elle aime et qu'elle vénère, elle poursuit ses massages trahissant leurs pouvoirs thérapeutiques au profit de plus érotiques.
De la pointe de ses seins, le téton érigé, elle partage le bonheur que lui procure le plaisir de posséder avant que de l?être, le plaisir de frôler de sa fièvre animale, cette échine virile qui la fait tant bander.
Féline, elle porte l?estocade, en prenant possession de la nuque immobile.
D?une morsure, une seule à la base de son cou, elle signe la rupture de ses caresses amoureuses.
Sous le mont de Vénus elle sent battre la tempe de l?amant prisonnier qu'?elle s?apprête à croquer.
Ondulante, émouvante dans son port, sa dignité de femme capable de violer, elle entame une danse, réelle parade amoureuse en cavalière sensuelle, le temps de l?illusion d?être lui avant d?être femme.
La monture se rebelle par la raideur gagnée. D?une Ruade masculine, l?amant se veut vainqueur.
Arc-boutant sa ligne à s?en rompre les reins la belle Messaline s?empale sans vergogne sur la queue du frondeur.
En quelques coups de reins et des mots assassins, elle le jette dans la braise de son plaisir ardent, en récoltant sa sève sur son ventre brûlant.
Des perles de sueurs trainent entre ses seins meurtris de turpitude.
Un sourire béat sur ses lèvres pulpeuses, un regard égaré qui tarde à revenir, traduisent à l?amant l?extase diluée en guise de paraphe
© 2012 Mystérieuse
Je m'absente pour quelques jours
A bientôt
Des baisers
Mysterieuse
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TA COMPLICE Du plaisir indomptable à l?amour redoutable
Il n?y a qu'une rue, étroite, insaisissable
Qui attend un écart, une entorse sensuelle
Qui resserrera le filet d?une chute émotionnelle.
Dans cette sombre ruelle où l?amour guette mes pas,
J?ai jeté mes effets, mes robes, mes apparats
Pour te voir trébucher au jeu de mes dentelles
T?étaler sur ma peau que le désir constelle.
Mais au feu de tes doigts sur ma chair en détresse
La brulure amoureuse que procurent tes caresses
Je ne résiste pas, je ne résiste plus,
Réclame de l?amour juste le superflu.
Ta raideur se fait reine et mon cul souverain
L?attirance empirique dans le creux de nos reins
Nos baisers étouffés de nos langues pénétrantes
Alimentent nos âmes de lueurs conquérantes.
L?alchimie érotique de nos sexes affolés
Cette fièvre infernale à nos corps attachée
Nous offre la dérive d?un plaisir déferlant
La violence, Le fracas d?un orgasme envoutant.
Nos deux âmes enchainées par le même geôlier
Pactisent avec le diable pour voir nos corps plier
Sous la flamme dévorante d?une liaison dangereuse
Dont l?amour est banni pour rester Mysterieuse.
De chairs et de morsures nous nous sommes construits,
Savourons l?animal du plaisir de nos nuits,
Dévorons dans l?outrage la saveur de nos vices,
Je ne veux pas t?aimer, mais rester ta complice.
© 2012 Mysterieuse




