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TA COMPLICE Du plaisir indomptable à l?amour redoutable
Il n?y a qu'une rue, étroite, insaisissable
Qui attend un écart, une entorse sensuelle
Qui resserrera le filet d?une chute émotionnelle.
Dans cette sombre ruelle où l?amour guette mes pas,
J?ai jeté mes effets, mes robes, mes apparats
Pour te voir trébucher au jeu de mes dentelles
T?étaler sur ma peau que le désir constelle.
Mais au feu de tes doigts sur ma chair en détresse
La brulure amoureuse que procurent tes caresses
Je ne résiste pas, je ne résiste plus,
Réclame de l?amour juste le superflu.
Ta raideur se fait reine et mon cul souverain
L?attirance empirique dans le creux de nos reins
Nos baisers étouffés de nos langues pénétrantes
Alimentent nos âmes de lueurs conquérantes.
L?alchimie érotique de nos sexes affolés
Cette fièvre infernale à nos corps attachée
Nous offre la dérive d?un plaisir déferlant
La violence, Le fracas d?un orgasme envoutant.
Nos deux âmes enchainées par le même geôlier
Pactisent avec le diable pour voir nos corps plier
Sous la flamme dévorante d?une liaison dangereuse
Dont l?amour est banni pour rester Mysterieuse.
De chairs et de morsures nous nous sommes construits,
Savourons l?animal du plaisir de nos nuits,
Dévorons dans l?outrage la saveur de nos vices,
Je ne veux pas t?aimer, mais rester ta complice.
© 2012 Mysterieuse
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UN HOMME PLEURE... ( la suite ) « On va où au fait ? », poursuivait-il en ouvrant la porte de la brasserie en m?invitant à sortir
Je restais coite ! Cette question pour le moins inattendue confirmait si besoin était de me le confirmer, que ce garçon était complètement déboussolé. Ses émotions transpiraient par tous ses pores, enfin le peu qu'?il ne camouflait pas sous son manteau.
« A mon hôtel, dans le XVIII ème, tu y vois un inconvénient ?
-Aucun, me répondait-il en passant son bras autour de ma taille
Peu farouche le garçon !
« Quel âge as-tu ?
-C?est important ?
-Oui pour moi oui !
-30 ans, enfin bientôt !
-J?adore ton accent, c?est exactement de cela dont j?ai besoin ! Comment t?appelles-tu ?
-C?est important ?
-Oui !
-Arthur !
-J?aime beaucoup ! »
Avec une spontanéité déconcertante, il s'emparait soudain ma main, posait un baiser sur mes lèvres J?en frissonnais de confusion, prenant soudain conscience de la situation, mais dissimulais au mieux mes émotions ! Je laissais libre court à son imagination, tant il m?intriguait dans ses réactions. J?analysais chacune d?entre elles tentant de les mémoriser dans mon esprit prématurément détourné par une libido débordante .Je tentais de rassembler mes pensées les plus rationnelles. Il était incomparable de charme, capable de faire chavirer le corps avant le c?ur, capable de me retourner et de me culbuter sans même que je ne lui ai manifesté aucune allusion. Je n?avais pas le droit ! La différence d?âge m?imposait une marge d?incertitude. Et pourtant mon goût de l?interdit, du reprochable, de l?inconvenable me poussait dans ses bras .Tel n?était pas mon but premier, mais comment lui expliquer, à présent qu'?il me prenait très certainement pour une de ces quinqua gourmande de jeunesse. La couguar est très tendance, mais ma tendance me guide généralement entre les bras d?amants qui ont largement passé la quarantaine .Je n?ai pas l?âme d?une éducatrice, j?aime l?amour bien fait .A quoi bon s?envoyer en l?air pour quelques coups de trique, il n?est pas là le plaisir, il est ailleurs. Dans la séduction, la confusion des genres, la recherche des désirs de l?autre, la dérision, l?évolution, la contagion du plaisir dans la complicité des gestes partagés .
Il me ramenait à lui !
« Et toi , what?s your name ?
-Pauline, my name is Pauline !
-Pauline et Arthur, cela ressemble à un roman ! »
Il ne croyait pas si bien dire, mais j?aurais bien le temps de lui expliquer !
Cette fois c?est moi qui lui roulais une pelle totalement prohibée juste en haut de l?escalier de la bouche de Métro. Mais pour autant, personne ne semblait intrigué par ce couple peu conforme. Cette constatation n?était pas pour arranger mes affaires .J?aurais préférer une réprimande collective. Il me prenait à nouveau par la main et me faisait dévaler les marches comme une gamine !
A suivre ...




