Réédition

J’avais fait la connaissance de Marie chez des amis communs qui fêtaient leur anniversaire de mariage. J’avais tout de suite sympathisé avec elle et nous avons passé une grande partie de la soirée ensemble à parler. Elle est artiste peintre et avait offert à nos amis un tableau qu’elle avait fait, un magnifique nu féminin… Dans la conversation, je lui demandais si elle l’avait fait à partir de son imagination, de photo ou avec un modèle… Avec un modèle, bien sûr. Et elle m’explique tout bas qu’en plus du plaisir de peindre, de reproduire au pinceau les courbes du corps, que ce soit d’une femme ou d’un homme d’ailleurs, ça l’excite prodigieusement de voir une fille se dénuder devant elle, de lui faire prendre la pose qu’elle veut et de la toucher pour cela… D’ailleurs, souvent elle-même se met nue sous sa blouse quand elle fait un tel travail…. L’alcool doit aider pour une telle confidence.
Vous imaginez bien que c’est avec un certain plaisir et une excitation certaine que j’imagine Marie, nue, peignant une fille nue… Mais une petite déception aussi car elle ne me laisse pas indifférente et manifestement elle aime les femmes… Je veux pousser plus loin la confidence au risque d’être très indiscret.
– Tu aimes les femmes alors ? Je n’ai donc aucune chance ?
dis-je en riant pour masquer l’énormité de ma presque proposition.
– Oui, j’aime les femmes, surtout les jolies jeunes filles. Mais j’aime aussi les hommes… D’ailleurs t’es pas mal, toi… Je n’aurais rien contre faire l’amour avec toi….
Et bien, au moins cela est direct…
Mais notre conversation est interrompue par l’arrivée du gâteau d’anniversaire… Puis nous sommes chacun de notre côté accaparés par d’autres convives… Je la surveille cependant du coin de l’œil, peu attentionné à ce qu’on me raconte et troublé par sa… presque proposition. Et lorsque je la vois commencer à dire au revoir à nos amis, je vais vers elle pour la raccompagner jusqu’à sa voiture. Là, nous nous embrassons très chastement, nous serrant un peu plus que ne le prescrit le code du savoir-vivre… Aucun n’ose provoquer plus loin. Mais elle me glisse dans l’oreille : viens donc me voir dans mon atelier. Et elle me glisse dans la poche de ma chemise une carte de visite avec son adresse et téléphone…

Dès le mardi, je lui téléphone et nous tombons d’accord. Je peux venir la voir samedi après midi. Elle sera sans doute avec une modèle qu’elle a réservée mais elle n’en a pas la confirmation. Mais de toute façon, ça ne la dérange pas… Je pourrais la regarder travailler et visiter son atelier…
Dès le début de l’après-midi de ce samedi, je sonne donc chez elle. Elle me répond au parlophone de monter directement dans son atelier… Ce que je fais…
J’entre dans un grenier qu’elle a aménagé. Il y a là un fatras de vieilles tables, de chevalets, de toiles vierges ou peintes, de pots de peinture, de pinceaux, de rouleaux de papier, de monceaux de tissus… Sous un très large vasistas d’où coule à flot la lumière du jour, je vois Marie, assises derrière un chevalet, vêtue d’une blouse blanche, en train de peindre une fille nue qui pose devant elle.
– Assieds toi là, me dit-elle sans même me regarder et en me montrant du bout de son pinceau une chaise, tout près d’elle… Je veux finir cette cuisse et on fera une pause… Tiens encore un petit moment, Sarah…
J’ai tout le loisir de regarder Sarah. Une fille magnifique. Une vraie sauvage. Les cheveux longs et noirs, la peau mâte, le corps fin et musclé, des fesses bien pleines et qui semblent fermes, deux seins bien droits, haut placés… Je ne peux m’empêcher de regarder son pubis… Elle a sa toison bizarrement taillée en triangle, la base au ras de la naissance de sa fente et la pointe montrant le nombril…
Je suis troublé d’autant plus que Sarah me fixe avec un petit sourire d’un air de dire : vas-y, regarde-moi, rince toi l’oeil, je sais que je te plais… Elle a des yeux profondément noir qui rajoute à son apparence sauvage…
Je regarde aussi Marie. Toute en tension, toute à son travail… J’essaie de deviner si elle est vraiment nue sous sa blouse, aperçoit la forme d’un de ses seins lorsqu’elle se penche pour reprendre un peu de peinture…
J’ai soudain l’impression de ne pas être à ma place dans cette intimité entre deux femmes, d’être voyeur… Mais Marie met fin à cette situation…
– Bon ! Allez, on arrête, on fait une pause. Sarah, tu veux bien nous préparer un thé ?
Nous nous levons. Sans lâcher mes yeux de son regard, sans essayer de cacher d’aucune manière sa nudité, un peu effrontée et provoquante, très à l’aise, Sarah lâche sa pose et se dirige doucement, toujours nue, vers l’escalier où elle disparaît…
Marie et moi nous embrassons… Nous retrouvons cette courte étreinte de l’autre soir et puis nous l’accentuons. Nos lèvres se rejoignent…
– Tu es vraiment nue sous ta blouse ?…
– Vérifie si tu veux…
Et s’écartant, elle ouvre les premiers boutons de sa blouse… Ses seins apparaissent, majestueux, lourds, magnifiques…
– Je peux ?…
Mais sans attendre sa réponse, je les prends à pleines mains… Non seulement, elle se laisse faire mais continue de déboutonner sa blouse et elle m’apparaît dans sa belle nudité… Quelques bourrelets, des cuisses solides, un pubis glabre… Je glisse ma main vers lui, écarte doucement les lèvres… Elle est trempée de désir…
– C’est moi ou Sarah qui te met dans ces états ?
– Vous deux… Viens…
Elle a remonté haut mon tee shirt que j’achève d’enlever… Elle ouvre mon pantalon et le basse entrainant avec mon slip, se saisit à pleine main de mon vit dressé…
– Mais elle va remonter…
– C’est pas grave. Elle a l’habitude… Elle sait que j’aime ça. Et puis, elle te plait, non ? En tous les cas, j’ai vu à la manière dont elle te regardait, que tu lui plais… Viens…

Elle s’allonge par terre, sur un tapis, ouvre les jambes, m’attire vers elle… J’achève d’enlever mon pantalon qui m’entrave et me couche sur elle, sexe contre sexe, redressé sur mes coudes pour ne pas l’écraser… Nos lèvres se rejoignent et nous plongeons dans un profond baiser… Doucement, je fais onduler mon bassin, faisant rouler mon sexe contre son pubis…
Et j’entends Sarah remonter, je la vois apparaître les bras chargés d’un plateau portant théière et tasses… Elle n’a pas un geste de surprise, pose son plateau sur une table et vient s’agenouiller tout contre nous, genoux écartés, assise sur ses talons…. Je vois ses lèvres mi-ouvertes, luisantes d’humidité… Et tout en nous regardant, elle fait glisser sa main sur son ventre, jusqu’à ces lèvres et elle commence à se masturber… J’ai son sexe sur lequel s’agite sa main tout près de mon visage… J’en sens les effluves… Odeur âcre et sucrée, forte et enivrante…
Je quitte les lèvres de Marie pour embrasser ces belles cuisses ouvertes… Elle ne frémit pas. Accepte mon baiser… Je remonte plus haut jusqu’à atteindre sa main trempée de sa cyprine… Elle ôte sa main et me presse la tête contre son sexe…
Marie ma caresse tout le corps, pétrit mes fesses, cherche à engager ses doigts entre elles… Puis elle glisse une main entre nos deux corps, se saisit de mon sexe et me fait comprendre qu’elle veut l’avaler avec le sien…
Nous changeons donc de position… J’abandonne Sarah un instant et regarde mon vit disparaître dans le con de Marie… Je suis dressé sur mes bras tendus… Marie attire Sarah vers elle… Sarah se met à califourchon au dessus de son visage qui plonge pour boire à son tour à la si belle source… Sarah et moi nous caressons mutuellement la poitrine, le dos, nos lèvres se soudent…
Et nous nous agitons ainsi l’un contre l’autre, l’un sur l’autre, l’autre dans l’un… chacun allant à la rencontre de son plaisir, cherchant aussi à le procurer à l’autre…
C’est Marie qui la première se raidit et jouit… Sa jouissance provoque la mienne que je ne peux retenir davantage… Sarah suit de près après avoir glisser sa main entre se cuisses et aider de ses doigts la langue de Marie…
Nous nous asseyons l’un contre l’autre. Sarah a descendu au sol le plateau et nous buvons notre thé en silence, échangeant de brefs baisers entre nous trois.
Puis Marie se redresse.
– Allons ! La pause est finie… Sarah, tu reprends la pose ? Toi, tu t’assois là et tu bouges plus…
Et alors, tous les trois nus, la séance de peinture reprend…

Au bout d’un temps de travail en silence, Marie nous met gentiment dehors tous le deux. Elle reçoit ce soir et doit aller faire ses courses….
Sarah accepte que je la raccompagne chez elle, que je monte jusqu’à sa porte, que je rentre… Comme si elle se m’accordait ! Comme si elle s’offrait…
A peine entrés dans son minuscule studio sous les toits, elle se met nue… et m’invite à faire de même. Et nous nous enlaçons, nous emmêlons, jouissons du sexe, de la bouche, de la main de l’autre… Elle me demande même un moment de la sodomiser… Nous ne sommes plus que jouissance, transpiration, respiration saccadée… Chaque fois elle atteint l’orgasme en poussant un curieux grognement de bête sauvage… Je suis fatigué, elle en redemande encore, me laissant un moment me reposer mais sans quitter mon sexe de la bouche, de la main pour le remettre en état de la pénétrer… Nous ferons ainsi l’amour jusqu’au lendemain matin…
Merveilleuse fille sauvage…