Réédition
Une nuit d’insomnie, seul dans mon lit…
la pensée vagabonde, la main erre et se pose là où elle veut.
Elle glisse sur mon corps nu vers le bas de mon ventre où elle rencontre,
par hasard, car elle ne cherchait rien de particulier en cet instant précis,
mon sexe, tout recroquevillé, posé là au milieu de ma toison,
tout endormi (le bougre, le veinard !) comme un petit animal dans son nid.
Vagabondage de la pensée et errement de la main se rencontrent
dans ce lieu qui d’un coup commence à s’agiter…
D’abord un léger frémissement, un subtil gonflement…
L’animal se réveille, s’allonge, prend ses aises,
se gonfle, frétille, bat à la cadence du coeur qui lui envoie ce sang…
Il se dresse, grimpe le long du ventre, prenant toute la place
presque jusqu’au nombril…
Ma main et ma pensée s’en saisissent, chacun à sa manière.
La main en saisi doucement entre trois doigts l’extrémité,
donnant des petits mouvements courts de va et vient, de rotations,
la pensée imaginant la courbure d’un beau corps féminin,
de deux jolies seins, fermes, dressés,
de deux belles fesses rondes, hautes montées,
de deux longues cuisses effilées et galbées
de la cambrure des reins, du dessin des hanches…
La main donne maintenant des gestes plus amples,
allant de l’extrémité à la racine
puis remontant, puis redescendant…
doucement, sans serrer…
L’autre main entre en action à son tour,
se glissant entre les cuisses écartées
saisissant les bourses qui pendent,
faisant rouler les testicules…
La pensée devient plus précise.
Ce corps imaginée se personnifie…
et devient actif, se penche sur moi, m’embrasse,
me lêche, me suce…
Mes mains qui me caressent caressent un autre corps
qui n’est plus le mien mais le sien…
Mes mains deviennent en même temps sa bouche, son con…
La tension monte, mon corps se raidit.
Arrêter. Laisser reposer. Souffler.
Pour mieux reprendre. plus vivement, plus violemment,
plus précisemment.
La pensée ne sait plus sur qui s’arrêter,
c’est elle, non, elle, non elle…
Finalement je fais l’amour avec 5 femmes, 10 femmes,
passant de l’une à l’autre, retenant la bouche de l’une,
le sein de l’autre, la fesse de l’autre, le sexe, les reins,…
Je pense au « baiser coquin » de l’une, à la fellation que m’offre par écrit une autre,
à la photo d’une autre, à la « Porte du Paradis » qu’une autre m’a offerte…
Je pense à la caresse que me fait unetelle sur tout mon corps,
à une amante réelle ou virtuelle,
à la caresse de celle-ci le long de sa fente montrée sur sa webcam…
Nouvelle tension, plus violente.
Incontrôlable celle-ci !
Et c’est l’explosion. La décharge électrique qui part de mon sexe
pour irradier tout mon corps,
le sperme que je sens monter du plus profond,
monter le long de ma verge
et jaillir en longues saccades violentes sur mon ventre…
Je suis épuisé. Je m’endors enfin.