Réédition

Après la grand messe de dimanche dernier, la Mère Supérieure les avait toutes réunies pour leur annoncer la grande nouvelle. « A l’occasion de la fête de notre Saint Patron, Saint Frusquin, nous recevrons en notre Abbaye les moines d’un monastère voisin qui appliquent la  même règle que nous. Ils arriveront le samedi dans la soirée et repartiront le lundi matin, après Mâtines. Et comme nous n’avons pas de lieu pour les héberger, ils seront répartis dans nos cellules. Ce sera l’occasion de joindre vos prières aux leurs et de vous mettre ensemble dans le bonheur et la Grâce de notre Dieu Tout Puissant ».
Et c’est ainsi qu’en ce samedi soir, Soeur Alice se retrouve dans sa cellule en compagnie de Frère Jérôme. Il étale sa paillasse sur le sol. Un bel homme, du même âge sensiblement que Soeur Alice, vêtu comme ses frères d’une soutane marron et de sandalettes.
Tous deux sont intimidés et n’osent se regarder. C’est frère Jérôme qui le premier ose rompre le silence.
– Ma Soeur ! Que souhaitez-vous ? Dans mon Monastère, chaque soir nous nous couchons dans le costume que Dieu nous a donné à notre naissance et nous cherchons à nous rapprocher de lui en recherchant l’extase, la petite mort. Souhaitez-vous que nous fassions nos prières chacun sur notre couche ou alors les unissons-nous comme nous le faisons parfois entre Frères ?
– Mon Frère ! Nous avons la même règle et nous unissons aussi nos prières entre Soeurs. Je pense, puisque vous le demandez, que ce serait bien d’unir nos dévotions. Nous aurons ainsi plus de chance de nous rapprocher de Lui, n’est-ce pas. Et notre Mère Supérieure nous l’a fortement conseillé.
-Et bien, ma Soeur, allons-y et mettons-nous alors en tenue pour nous rapprocher de Lui.
Et sans plus attendre, ils se déshabillent tous les deux. Lorsqu’ils sont entièrement nus, face  à face, ils sont encore très intimidés. Cette fois c’est Soeur Alice qui prend la parole. Tombant aux genoux de Frère Jérôme, elle dit :
– Oh, mon Frère, que notre Seigneur est grand, que sa création est magnifique. Je n’ai vu que la Hampe sainte du Père Damien. Mais la vôtre est différente. Plus fine sans doute, mais plus longue… Est-ce le fait que vous ayez rasé l’environnement qui donne cette impression ?…
Et ce disant, elle prend le goupillon du Frère entre ses deux mains, elle le caresse, en découvre l’extrémité. Elle met l’une de ses mains en coquille sous les deux burettes enfermées dans leur poche de peau imberbe comme si elle recevait une offrande venue du Ciel. Puis elle le prend en bouche, le lêche, l’aspire, voudrait l’avaler tout entier, le recrache pour mieux le reprendre… Pendant ce temps ses mains glissent entre les cuisses légèrement écartées de l’homme, caresse le périné, se saisit d’une fesse, d’une autre, glisse le long du sillon…
Le Frère Jérôme respire de plus en plus fort. Il lève les yeux aux Cieux pour mieux implorer Dieu. Il se crispe… Il gémit… Il se raidit… Il prie :
– Oh Mon Dieu ! Oh Seigneur tout puissant ! Oh Merveille de ma vie ! Que ton don est bon…
Et soudain il recule faisant lâcher prise à Soeur Alice qui se trouve bien surprise. Doucement, il la fait se relever, la serre contre lui et lui dit :
– Ma Soeur, on m’a dit que c’est pécher ! C’est pécher que d’atteindre l’extase seul. L’égoïsme est péché. Je ne peux atteindre seul la grâce de notre Seigneur en vous laissant là. Il me faut à mon tour vous amener aux portes du Paradis pour que nous puissions y entrer ensemble.
Et, ce disant, il pousse doucement Soeur Alice vers sa couche. Il la fait s’allonger en travers du lit, les fesses bien au bord, presque à l’extérieur. Les pieds au sol, les jambes repliées… Il lui fait écarter les cuisses et à son tour s’agenouille entre elles et dépose ses lèvres contre l’entrée du Tunnel sacré. Il trouve le bouton saint, le pince entre ses lèvres, l’aspire, le titille de sa langue, le lèche… Il fait entrer sa langue de plus en plus profondément… Ses mains parcourent tout le corps de religieuse haletante… Elles glissent sur les seins, le long du corps, descendent effleurer les fesses, longent les cuisses ouvertes puis remontent… 
Soeur Alice à son tour suffoque, geint… Et à son tour, doucement elle repousse le visage du Frère Jérôme enfoui entre ses jambes…
– Oh mon Frère ! Que Dieu est grand ! Que sa création est belle et bonne ! Qui sommes-nous pour mériter un tel bonheur ? Me voilà à mon tour aux portes du Paradis et je ne saurais la franchir sans que nous y entrions ensemble… Venez, Frère, joignons notre prière.
Alors Frère Jérôme se redresse tandis que Soeur Alice s’allonge de tout son long, jambes écartées, genoux relevés. Le Saint homme se glisse de tout son long entre elles, se maintient sur ses coudes pour ne pas écraser la jeune femme, apprécie de sentir la pointe de ses seins effleurer sa poitrine…
Et il présente le bout de son Spectre à l’entrée du Puits sacré…
– Dieu est grand ! Eternel est son Amour et l’Amour qu’il nous donne.
– Amen
Le Frère et la Soeur se regardent intensément, yeux dans les yeux. Ils mettent leur respiration au diapason.
Et il fait entrer un peu plus son Spectre dans le couloir profond.
– Alleluia ! La plus belle de la création de notre Seigneur est bien cette manière d’unir nos corps pour le louer. Merci Seigneur !
– Amen
L’un et l’autre se crispent, recherchant les sensations, cherchant à s’approcher plus encore de  la Sainte Grâce de Dieu.
Et il entre le plus au fond qu’il le peut ! Et là, ils ne peuvent plus rien dire, émerveillés par tant de bonheur et louant Dieu de tant de bienfaits.
Ils donnent l’un et l’autre quelques petits coups de reins. Leurs lèvres se joignent. Ses mains à elle glissent le long du dos et carressent doucement le haut des fesses. Sa main à lui enveloppe un sein, le presse, le caresse…
Et ensemble qu’ils entrent au Paradis, atteignent l’Extase suprême. Sa liqueur abondante jaillit violemment de l’extrémité de son goupillon pour se mêler à l’Elixir sainte de Soeur Alice.
– Amen !