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Les traits tirés, par trop d’étreintes en volupté

Des nuits sans trêve à nous aimer et malmener

Corps et esprit, le plus banni des interdits,

A capturer de nos plaisirs, jusqu’à l’agonie,

Toute la subtilité de cette folie charnelle,

Cette imposture éphémère qui émerveille,

Nous conjuguons nos émotions en damnation,

En savourant lubriquement nos tentations.

 

Ma peau s’éreinte sous tes caresses érotisées,

T’offre le charme d’une douceur à condamner,

Pour son audace en volupté et indécence,

Le fruit dément de ta capacité perverse,

A me rendre dépendante de l’érotisme divin

Dont tu nourris le feu de mon charnel écrin.

En serment d’allégeance, reçois ma jouissance,

En ton âme pervertie au jeu de l’abondance.

 

De nos destins conquis par nos nuits de folie

Nous avons fait l’enfer de notre paradis.

Cette interdépendance de nos peaux appauvries,

Des fragrances de l’autre, quand la vie nous délie,

Ce manque lacérant instruisant nos dénis,

Ces instants maléfiques où être n’est qu’ennui,

Nos mutuelles chairs altérées d’elle ou de lui,

Sont la preuve violente d’une passion en sursis.

 

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