Dans la multiplicité des jeux et des relations de BDSM, on donne souvent à la personne soumise des titres différents et des rôles différents selon les envies, selon les moments et selon les situations de jeux. La plupart des personnes connaissent la relation Maître / esclave ou Maître / soumise ou encore Maître / animal (pet-play ou poney-play) , mais il existe d’autres typologies de relation plus rarement exprimées ou montrées, comme la relation DD/lg (lire Daddy Dom / little girl). Fréquente dans le BDSM américain, elle est quasiment inexistante en France. On rappellera que nous parlons de BDSM entre personnes consentantes et majeures … un jeu de rôle ludique uniquement… Il s’agit d’une relation basée sur un jeu de rôle Père / fille ou Mere / fils dont les buts ne sont pas éloignés du BDSM traditionnel, car il le recouvre par les notions déployées de protection, de formation ou de conseil et de punition et/ou de réprimande d’un coté et de dévotion et d’obeissance de l’autre. C’est le support « enfantin » de ce jeu qui le rend différent, mais l’échange de pouvoir reste présent, même si’l n’est pas aussi poussé et plus tendre et doux que dans les relations de type Maître / Esclave. La personne dominante prend dans ce cadre un rôle « parental » plus intime et enrichissant, un rôle affectif, tendre mais aussi pédagogue et réprimant si’l le faut.
Les jeux, les tenues et les situations peuvent être divers mais toujours dans le cadre de la typologie de la relation. Ainsi, la personne soumise se comportera (dans les périodes définies de pratiques) comme un enfant. Coloriages, sucettes, histoires et livres de comptes, grenouillères … tout rappel a l’enfance sera support de jeux. La relation ne sera pas obligatoirement sexuellement orientée. Si l’on peut s’interroger sur l’apport de ce type de relation, les pratiquants argumentent, qu’en fonction de l’âge joué, ils y trouvent une structuration, la mise en oeuvre d’orientation et l’attention de l’autre, tout ceci par exemple dans l’institution d’heures pour certains actes (le couché, le bain), la nécessité d’obeissance, les moments tendres ou de récompenses, les louanges ou sanctions, la protection ressentie et le lâcher prise de pouvoir se comporter comme un enfant (loin des préoccupation des adultes). Tout ce ceci n’a rien à voir avec la pédophilie. Tout comme les adultes aiment jouer d’autres rôles dans les jeux BDSM tels que l’infirmière, animal de compagnie, la prostituée ou la servante … il s’agit bien ici d’un jeu de rôle… Est-ce une forme de régression ? C’est en tout cas un jeu inoffensif dans un cadre con-sensuelle et sain qui ne devrait pas susciter plus de question que le pet-play ou d’autres pratiques du même type.

