
De l’espoir en secret, des désirs laminés,
Par des espaces temps de silence teintés,
Des mutismes assassins à la dague aiguisée,
Meurtriers inconscients des blessures infligées.
Il n’est pire désert que celui de tes bras,
Quand mon âme s’y perd et ton corps n’est pas là,
Mes désirs arrimés à ta voix qui s’ébruite,
Comme un soupçon de fièvre, un parfum d’Aphrodite.
Je te voudrais Éros par nos jeux consumé,
Quand l’odeur de nos peaux, naufragée sur nos couches,
Nous renvoie l’élixir de nos plaisirs mêlés,
Les saveurs exotiques de nos corps mélangés.
Je voudrais que nos vies ne soient qu’imbroglio
Bacchanales érotiques pour diabolique duo,
Je nous voudrais vivant de cet amour troublant
Mais nous sommes enchainés, par nos vies, si distants.
Sur mon ventre, ta main, sur tes lèvres mes seins,
Derrière mes paupières closes, tout n’est plus qu’incertain,
Comme un trait de fusain dévoilant une esquisse,
Ou une touche de couleur avant qu’elle ne palisse.
Sur ma peau ton odeur, sous l’éclipse du plaisir
Dans mes yeux, tes iris, avant de défaillir,
Ces codes si secrets qui n’appartiennent qu’à nous
Dans l’univers intime de « nos heures hindous »
Pas de larmes versées, une faille, un précipice !
Un écho, qui résonne au fond de cet abysse,
C’est le timbre de ta voix qui me rappelle à toi
Comme un cri languissant de mon corps en émoi !
© 2013 Mysterieuse