Réédition

Je suis en déplacement professionnel pour trois jours à Marseille en ce chaud mois de juin. Une collaboratrice locale m’a très gentiment proposé de m’héberger chez elle pour les nuits. Plus sympa et moins onéreux que l’hôtel. Elle vient me chercher à mon arrivée à la gare St Charles. Je ne la connait pas et je ne suis pas déçu ! La quarantaine, jupe serrée jusqu’aux genoux, chemisier, veston, épais maquillage… Si j’avais des idées de gaudriole avec elle, je perds vite mes illusions. Et d’ailleurs, sans attendre, sitôt dans sa petite clio, elle m’annonce le programme de la journée : deux réunions ce matin, suivi d’un repas d’affaire, une visite et trois rendez-vous dans l’après midi et pour terminer un « cocktail dînatoire » avec des fournisseurs… J’ai à faire à une sorte d’adjudant néanmoins compétente et malgré tout sympathique.
La première journée se déroule comme prévu, épuisante en discussions, en salamalecs, en présentations… Et enfin nous arrivons à quitter le fameux cocktail vers 21h. Nous remontons dans sa clio et direction chez elle…
Un petit appartement sympa tout proche du Vieux Port. Elle me montre ma chambre puis me propose un dernier verre de whisky avant d’aller au lit. Après m’avoir servi, elle me propose de m’assoir dans un fauteuil et s’absente un instant… Elle revient quelques minutes plus tard. Transfigurée. Elle a ôté son maquillage et a enfilé un jean moulant et un tee shirt échancré… Elle est devenue femme et femme désirable de plus !
« J’aime me mettre à l’aise quand je rentre chez moi » me dit-elle. « Et chez moi, il y a une règle absolue. Quelle que soit la personne ou les personnes avec moi, je me refuse à parler du travail ». Je ne peux que lui répondre qu’elle a tout à fait raison.
Elle met un disque de musique classique, se sert un verre de whishy et s’installe dans le fauteuil près de moi. Nous trinquons… Et nous commençons à parler de nous mêmes d’abord. Elle m’apprend qu’elle a été mariée quelques années mais que ça l’avait vite lassée. Elle aime la liberté « et quand j’ai envie d’un homme, j’en trouve toujours un mais je suis difficile ! ». Diantre ! Et nous parlons cinéma, litterature, musique…
Elle change le disque et met une musique qui me rappelle des souvenirs : l’Adagio d’Albinoni. Je lui dis qu’adolescent j’aimais ce disque parce que je dansais le slow avec des filles et c’est un morceau qui dure longtemps… « Vous voulez danser ? ». Un peu surpris, j’accepte malgré tout l’invitation. Et nous nous enlaçons. Ou tout du moins, elle m’enlace. Elle se serre contre moi, pose sa tête sur ma poitrine et nous commençons à danser. Plus ça va, plus elle se serre contre moi. Je sens sa poitrines’écraser contre mon torse, son pubis appuyé contre le haut de ma cuisse… Encouragé, je glisse mes mains le long de son dos et les arrête sur ses hanches… « Descends encore… C’est bien ». De plus en plus surpris, je les glisse sur ses fesses… « Mmummmm ! Oui… ». Et elle même fait glisser une main sur ma fesse qu’elle caresse doucement… Alors j’ose me mettre à lui pétrir les siennes… Et tout en continuant à la caresser là d’une main, l’autre remonte sur son côté, jusqu’à ce sein… Elle s’abandonne… Nous sommes bien… Le musique continue… La musique s’arrête. C’est la fin de ce fameux Adagio.
Alors, elle se sépare de moi un peu brutalement. « C’est pas tout ça mais demain la journée sera rude. Je vais aller me coucher. Vous avez tout ce qu’il vous faut ? »
Et nous rentrons chacun dans notre chambre. Je n’ose faire un geste vers elle. Déception. Je me déshabille et me mets nu sur le lit. Je ne supporte pas le moindre vêtement pour dormir et il fait si chaud que je ne mets même pas le drap du dessus.

aEt je repense à ce corps entre mes bras. Je m’imagine le mettre nu, le caresser sur tout son long, prendre à pleine main ses seins entre-aperçus par l’échancrure du tee shirt, glisser mes mains entre ses cuisses fuselées tout à l’heure moulées dans le jean, caresser ses fesses à même la peau, embrasser cette bouche, lêcher tout ce corps, me glisser tout entier entre ses jambes… Je bande. Et je tombe dans le sommeil. Cette pensée me poursuit même en dormant. Je rêve que je danse avec elle. Nous sommes nus tous les deux… Et nous nous retrouvons dans un lit moi emboité en elle, dans toutes les positions même les plus improbables… Mon sexe est énorme, il va exploser…
L’approche de la jouissance me sort de mon sommeil… Et alors… Je sens mon sexe toujours enfermé… Je le sens glisser dans quelque chose… J’ouvre les yeux, et dans la relative pénombre à cause de l’éclairage de la rue, je la vois assise sur le bord de mon lit une main occupée à me masturber pendant mon sommeil et l’autre enfoncée entre ses jambes… Sa respiration est saccadée… Je la sens proche de l’extase… Brutalement je lui prends le poignet qui me branle. « Mais que fais-tu ? ». Elle pousse un petit cri de surprise et balbutie un « excusez-moi, je ne sais pas ce qui m’a pris ». Je n’entends pas ses excuses, la fait basculer sur moi, lui remonte jusqu’aux épaules sa fine nuisette… Et je la caresse à pleines mains, ma bouche cherche la sienne a2qu’elle me refuse… Je me redresse pour atteindre ses fesses, glisse ma main entre elles, entre ses cuisses jusqu’à son sexe entrouvert et coulant d’humidité… Elle frémit, soupire, gémit… Ses mains commencent à leur tour leur exploration… Je suis proche de la jouissance et je la sens proche également. Alors je la fais rouler sur le lit, me glisse entre ses cuisses et presque brutalement je la pénètre le plus au fond que je peux… Et rapidement nous jouissons l’un et l’autre… J’ai l’impression de déverser des litres de sperme au fond de son corps. Et je crains qu’elle ameute les voisins tant elle gémit fort, halète, pousse des petits paillements… Et nous retombons épuisés.
Nous restons un moemnt sans bouger… Puis elle me repousse doucement. « Je vais retourner dans mon lit ! ». Cette fois, c’est moi qui fait preuve d’autorité : « Il n’en est pas question ! Tu restes ici… ». Elle ne se fait pas prier plus longtemps… Et nous nous enlaçons. Nos bouches se rencontrent pour la première fois. Nos mains peuvent en toute tranquillité explorer le corps de l’autre… Après l’amour presque bestial, c’est l’amour tendre… a3Sous l’effet de ses caresses, mon pénis redresse la tête et je peux de nouveau la pénétrer et en prenant cette fois-ci notre temps, une nouvelle fois nous jouissons l’un et l’autre… Et encore… Et encore…
Nous ferons ainsi l’amour presque toute la nuit, plusieurs fois, chacun notre tour l’un sur l’autre, l’un sous l’autre… Nous nous endormons vers 5h. A 7h, dans sa chambre à côté, nous entendons à peine son réveil sonner…

Mais il faut se lever. Douche commune. Petit déjeuner nus, collés l’un et l’autre… Et repartir pour une journée marathon, elle dans son strict tailleur, essayant de faire comme si il n’y avait rien eu cette nuit entre nous…
Nous devions avoir un dernier rendez-vous à 19h. Elle le repousse au lendemain et nous sommes tôt chez elle. A peine arrivés, nous tombons dans les bras l’un de l’autre, nous nous embrassons à pleine bouche, nous nous déshabillons mutuellement et debout dans le milieu du salon, je la soulève et l’empale sur mon sexe dressé… Et nous jouissons ainsi… Et c’est ainsi que commence une nouvelle nuit sauvage, de rut, d’accouplements forcenés… Nous faisons toutes les positions du Kama Sutra !
Vers 23h, nous faisons une petite pause casse-croute. Je suis assis sur une chaise dans la cuisine, elle prend mon sexe et l’enfonce dans le sien et elle s’assoit ainsi sur mes genoux. Et c’est ainsi que nous mangeons la pizza que nous n’avons pas pris le temps de réchauffer dans la bouche l’un de l’autre…
Nouvelle journée de folie le lendemain. C’est mon dernier jour. Ce soir je dois revenir à Paris. Mais c’est vendredi ! Pourquoi rentrer ? Rien, personne ne m’attend. Elle n’a rien de prévu non plus sinon un rendez-vous chez le coiffeur qu’elle repoussera à la semaine prochaine… Alors…