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L’allure
fragile, elle avance, jeune femme belle et brune, à l’élégance raffinée, avec
l’assurance de sa trentaine.

La
subtilité d’un chignon bas laisse échapper quelques mèches sur le diaphane de
sa nuque. Ses grands yeux verts, ses lèvres rouges harmonisent d’une note
érotique, la fluidité de sa robe de soie. A son bras, le cuir lisse et doux
d’un sac haute couture, à la texture aussi sensuelle que la peau de son amant.
Elle songe à lui, ses démons s’invitent. Encore sous l’érotisme vibrant des statues
de pierre effleurées plus tôt dans la journée au musée, elle réclame la
présence du corps évanescent de l’homme qui la trouble…Les ombres la ravagent
jusqu’à l’incandescence .Elle n’y tient plus , accélère le pas dans le couloir
feutré de son appartement .Les perles de son collier torturent son décolleté,
effleurent la pointe de ses seins sous la soie de sa robe à pois . Ereintée du
désir de l’autre, elle épouse le cuir d’un fauteuil club, son sac négligemment
posé à portée de ses mains. Elle se fait femme fatale, hyper sensuelle, caresse
le sac pour en extraire ses fantasmes.

Elle
sent la présence de son amant .Il est là, à même la peau tannée du sac de cuir
dans lequel elle glisse ses doigts. Son regard brillant s’intensifie d’une
lueur supplémentaire. Prise, la main dans le sac, elle plonge dans l’abime de
la luxure. Ses doigts s’agitent tous ses sens, à fleur de peau. Elle recherche
la fièvre sous ses empreinte, réclame gémissante, la raideur érotique de
l’homme qu’elle voit sous ses paupières mi closes, invoque la rondeur musclée
de son fessier viril.


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« Prends
moi, lui dit-elle, je te sens, tu es là, et mes désirs ruissellent entre mes
cuisses, sous mes dentelles .je suis trempée de toi ! »

 

La
lave coule dans ses veines. De sa source érotique s’écoulent les perles
parfumées de son envie d’aimer, d’être prise, malmenée, griffée, mordue.

Le
sac est écorché sous le carmin de ses ongles lacérant le corps nu de l’homme
fantasmé.

Un
plaisir éphémère s’empare de l’ivoire de ses reins. Une vague brulante torture
son écrin et cambre sa silhouette de feu et satin. Liane diaphane, dans un
silence intense, elle laisse s’exprimer, ses désirs les plus fous.

 

Il
la chevauche, la pénètre, la prends à la hussarde, sa robe largement remontée
sur sa cambrure insolente, ses cuisses ouvertes sur un plaisir débridé.
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Sous
le feu du désir, le sang roule rouge sombre dans ses veines saillantes. Pas
l’ombre d’un vit, juste la puissance du désir imprimé dans sa paume au contact
du sac coupable !

Une
houle ravageuse fait onduler son corps, la cambre, lui offre le plaisir
éclaboussant !

Les
saveurs se mélangent douces sucrées, épicées puis plus violentes, plus
brulantes et lancinantes quand le plaisir accroit.

Ses
mains glissent entre ses cuisses. Elle 
délivre les codes de sa sensualité !

« Touche
moi, caresse moi, bois moi, je suis à toi »

Ses
mots fusent …

Le
souffle manque, l’orgasme s’invite .Ses lèvres prisonnières de ses dents lui
offre le gout du sang, éclatent dans un soupir sous une morsure intense. La
jouissance ciblée afflue, atteint le cœur de ses chairs .les émotions
s’enchainent de la pointe de ses seins jusqu’aux creux de ses reins, rageuses,
brutales. Elles lacèrent au fer rouge sa peau immaculée d’intenses secousses
telluriques, avant de la jeter, au faite de l’extase, le regard égaré, sur le
parquet ciré aux allures de miroir.

Son
souffle s’est appauvri, mais retrouve son rythme, apaise sa poitrine vibrante
d’émotions.

Puis
elle pose sa rétine épuisée de plaisir sur la douceur du cuir de ce sac si
complice de sa fébrilité.

 

La
nuit vient juste d’avaler le jour. La solitude s’installe, partout, à
contre-jour !

 

 

© 2013 Mystérieuse