Réédition
Nous venons de faire l’amour
et rapidement tu t’es endormie.
Le drap est resté au pied du lit
et j’ai tout loisir de t’observer.
Sur le dos, les bras écartés
un genou replié, tu t’es abandonnée.
Je regarde ton visage, si doux, si fin,
reposé, apaisé, souriant.
C’est lui le premier que j’ai vu
quand je t’ai rencontrée.
Je regarde ton cou, si long,
tes épaules si menues.
Et sur ta poitrine tes deux seins,
si fiers et provoquant lorsque tu es debout,
sont affalés, les mamelons dressés cependant
au milieu de leurs aréoles.
Ta taille si fine, ton ventre plat
avec au milieu ton nombril rigolo.
Tes cuisses longues et galbées,
qui attirent tous les regards
quand tu veux bien les montrer.
Et mon regard se pose sur ta toison
cachant l’entrée de ton intimité…
Je me penche pour mieux voir
ton sexe entrouvert.
Il est encore luisant de la liqueur
que j’y ai déposé tout à l’heure.
J’ai envie de l’embrasser.
Mon sexe s’est de nouveau érigé
et il se dresse contre mon ventre
mais je ne veux pas te réveiller.
Je me contenterai donc de te regarder,
d’admirer ta beauté en me demandant
si je t’aime parce que tu es belle
ou plutôt si tu es une telle merveille
à mes yeux parce que je t’aime.
