La relation BDSM au quotidien et permanente (certains diront 24/24) est, somme toute, une des plus difficile a maintenir et a faire perdurer. Les astreintes, les contraintes et les obligations qui mettent sur un « qui vive » permanent la personne soumise, peuvent être épuisantes surtout quand elles se mêlent a la vie de tous les jours et/ou la complète . Même si la personne soumise a la meilleure volonté du monde, elle peut trouver également que la linéarité de la soumission n’est pas aussi stimulante que ne l’est un cycle et une fréquence de rencontre plus ponctuelle.
La personne dominante, si elle ne veut relâcher la puissance de son emprise, de ces demandes et des astreintes, ne permet sans doute plus (ou pas assez) à la personne dominée de reprendre son souffle. Appelle t on cela la routine? l’usure ? la facilité? …La personne dominante a dans ce domaine aussi une nécessité de renouvellement et d’innovation qui s’estompte avec le temps et la difficulté de régénération et de variation des actes surtout quand ceux-ci sont déjà poussés et qu’il devient difficile de rester une pente de progression. Dans tous cycles, il existe une phase de progression, de stabilisation et de retombée. ce principe est connu dans bien des domaines.
Ainsi, la relation, entre le Maître que je suis avec Laïka, ne faisant pas exception a cette règle, nous avons décidé d’évoluer pour que perdure le lien qui nous unit. Un couple BDSM ne peut-il pas changé sa vision ou sa conception ou son besoin en cours de route? Tout comme les règles de soumission d’une personne soumise se doivent d’évoluer avec son avancée dans sa démarche, un entité BDSM se doit , sans doute, d’expérimenter de nouvelles voies et d’ouvrir de nouvelles portes et de nouveaux chemins.
Nous restons une entité BDSM soudée et Laïka reste ma compagne de vie. Elle est simplement « soulagée du poids des protocoles et libre d’aller vers les jeux qui pourraient être nouveaux, enrichissants ou opportun selon nos envies ». Nous partageons toujours les valeurs qui sont les notres et notre intimité continue de nous appartenir comme nous l’entendons… Nous ouvrons simplement un champs de liberté pour chacun de nous vers des envies, des actes, des personnes et des jeux. Ce nouveau mode de fonctionnement doit nous permettre de découvrir d’autres sensations, ressentis et émotions partagés ou non, mais toujours acceptés de l’autre. Nous expérimentons ainsi une voie nouvelle dans notre relation. Je ne doute pas qu’elle sera … riche, revigorante et épanouissante.
